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Hécatombe chez les poulets
Il n?y a pas de grippe aviaire à Maurice. C?est l?assurance donnée par le ministère de la Santé et le groupe Food and Allied Industries Ltd (Fail) à la suite de la mort mystérieuse de 30 000 volailles le week-end dernier à l?élevage Trois Ilots Compagnie Ltée. Cette ferme est gérée par la compagnie sucrière Deep River-Beau Champ et vend la plupart de sa production à Fail.
«Aucun décès anormal n?a été noté dans les fermes ces derniers temps », déclare le Dr Chinien Ragavoodoo, conseiller au ministère de la Santé et spécialiste des maladies transmissibles. Thierry de Spéville, le General Manager de Fail écarte également la possibilité de la grippe aviaire. « Si c?était le cas, les volailles auraient présenté des symptômes comme des écoulements nasaux».
Le président de la filiale mauricienne de la World Poultry Association, Robert Soupe estime que cette mortalité est un accident ponctuel. «Il est dangereux d?associer cette situation à la grippe aviaire car des analyses poussées à l?étranger ont certifié que Maurice en est épargnée.» Selon lui, le nombre de poulets morts ne représente qu?une infime partie de la production annuelle qui est d?environ 18,5 millions de volailles.
La mort de ces volailles reste cependant inexpliquée. « Nous n?avons pas d?autre explication que celle d?une mort naturelle », affirme Thierry de Spéville. Tous les tests des maladies aviaires qui sont présentes à Maurice sont effectués. De brusques changements de température pourraient expliquer ces décès. Les poulets peuvent tomber malades s?ils sont soumis à des températures extrêmes. Etant donné leur forte densité dans une ferme, la transmission de la maladie se propage rapidement, dit-il.
Par précaution, le ministère de la Santé a demandé à Fail de ne pas mettre en vente les 48 000 autres poulets de cette ferme. Les inspecteurs sanitaires ont été dépêchés sur les lieux pour s?en assurer. «Ils sont conservés dans une chambre froide et nous tenons à rassurer le public qu?ils ne seront pas mis sur le marché », assure le Dr Ragavoodoo.
Toutefois, l?Institut pour la protection des consommateurs (ICP) reste alarmiste. « Les autorités auraient dû mieux éclairer le public sur cette affaire», affirme son porte-parole Mosadeq Sahebdin. L?ICP préconise la mise sur pied d?un système de traçabilité qui permettrait de suivre la production du poulet jusqu?à son origine.
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