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Hurnam cible la police
Après sa croisade contre le judiciaire, le bouillant Dev Hurnam cible cette fois la police. Il a en effet pas moins de trois questions touchant la force policière et une quatrième sur les confessions du repenti Antoine Chetty et la remise en liberté de sa concubine.
Cependant si les deux premières questions, qui portent sur la formation, paraissent anodines, la troisième vise à remettre en exergue les démêlés de l?ancien assistant commissaire Oozageer Sunneecharra.
Ce dernier, qui était également le numéro 2 au Central Criminal Investigation Department, avait demandé sa mise à la retraite en octobre 2003. Il avait été accusé par des employés de l?hôtel Oberoi d?avoir accepté un pot-de-vin. Il avait ensuite été interpellé par l?Independent Commission against Corruption (Icac), puis traduit devant le tribunal de Pamplemousses avant d?être libéré sous caution.
L?Icac lui reproche d?avoir abusé de son statut pour séjourner gratuitement, au mois d?août 2002, dans cet établissement hôtelier en compagnie de cinq de ses proches. L?ancien assistant commissaire rejette cette accusation. Il soutient avoir réclamé la note, mais sans succès.
Mais les questions parlementaires ne sont pas toujours embarrassantes. Certaines le réconfortent. C?est en effet le cas de celle adressée au Premier ministre par le député de la majorité Nasser Issimdar. Ce dernier veut savoir si quelque avocat, ou cabinet d?avocats, a été rémunéré pour avoir aidé à la rédaction du Prevention of Corruption Bill.
Ivan Collendavelloo, député de Mahébourg-Plaine Magnien et secrétaire général du Mouvement militant mauricien, avait présidé une commission parlementaire sur la fraude et la corruption. Il a ensuite rédigé l?ossature de cette loi.
L?opposition allègue qu?il a été grassement payé pour ce travail, alors que la majorité avance le contraire. La démarche du député Issimdar vise à obtenir une déclaration officielle pour rétablir les faits sur cette allégation.
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