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Huit collèges privés risquent la fermeture

19 juillet 2006, 00:00

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Les établissements secondaires privés qui ne dépassent plus le nombre de 175 étudiants, minimum légal pour recevoir des aides financières du gouvernement, sont de plus en plus nombreux. En l?absence d?une politique concrète du ministère de l?Education, leur sort est indécis. Actuellement, huit collèges sont dans le rouge et devraient être amenés à fermer leurs portes.

En réponse à une question parlementaire la semaine dernière, le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, avait expliqué que ?le sujet sera référé au gouvernement pour avoir un political guidance?.?Le ministre n?a jamais précisé ses intentions. Nous lui posons la question depuis un an. Certains managers ont aussi demandé au ministère de fermer progressivement, mais ils sont toujours en attente?, précise un dirigeant de la Fédération des managers des collèges privés.

La fermeture des collèges ?substandard? est un des principaux chevaux de bataille de l?Union of Private Education Employees (Upsee). ?En janvier 2006, un établissement du Nord n?a pas su attirer plus de trois enfants en Form I au niveau du mainstream?, raconte Girish Ramsahye, président de l?Upsee. En termes d?employés, ces établissements représentent environ 400 personnes.?Avec un collège en zone rouge, le gouvernement perd entre Rs 3 à Rs 4 millions par an en termes de grants et de personnel.?

Mais pour les managers des collèges privés, une fermeture de collège devrait s?accompagner d?une compensation de l?Etat. C?est d?ailleurs ce que recommande un autre rapport du Management Audit Bureau (MAB), remis au ministère de l?Education en 2002, mais qui n?a jamais été rendu public pour plusieurs raisons. ?Donner une compensation n?est pas illogique. Il ne faut pas oublier que le propriétaire d?un collège privé a offert un service que l?Etat ne pouvait pas offrir et cela souvent pendant de très longues années?, pense-t-on à la Fédération.

Si l?ancien régime n?a pas voulu rendre le rapport du MAB public, il a cependant accepté de compenser les propriétaires de certains établissements ayant quitté le secteur éducatif pendant son mandat. 2003 a d?ailleurs été le sommet en termes de fermetures. Cette année-là, Willoughby, à Mahébourg, MacMillan, à Rivière-des-Anguilles, et Northern College, à Plaine-des-Papayes, avaient mis la clé sous le paillasson.

Avec la reconversion de neuf collèges d?Etat de Form VI qui recruteront à nouveau des élèves à partir de la Form I en janvier prochain, le problème empire, affirment les managers du privé. ?Les collèges d?Etat accueilleront alors environ 2 000 élèves de plus. Comment va-t-on gérer ce manque au niveau du privé ?? se demande un manager.

L?année dernière, le privé accueillait 73 082 jeunes contre 37 205 pour les collèges publics. A ce chiffre, il faut ajouter le nombre d?étudiants qui suivent les classes dans le préprofessionnel. Dans cette dernière filière, 2 695 fréquentent les collèges d?Etat contre 4 631 dans le privé. Actuellement, 62 collèges d?Etat sont fonctionnels contre 85 dans le privé.

De plus, de 2000 à 2005, une trentaine d?établissements secondaires d?Etat ont vu le jour. Mais, étant donné la création de la filière préprofessionnelle et l?entrée en vigueur de l?éducation obligatoire jusqu?à l?âge de 16 ans, l?impact sur les collèges privés a pu être contenu, affirme-t-on au ministère de l?Education.

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