Publicité
Heurts violents aux Seychelles
Au moins trois personnes, dont des membres de l?opposition, ont été blessées, hier, à Victoria lors de la dispersion à coups de gaz lacrymogène d?une manifestation pour la liberté de la presse aux Seychelles. Et un journaliste a été arrêté, selon des sources concordantes.
Plusieurs membres du Parti national des Seychelles (SNP), opposition), dont son leader Wavel Ramkalawan, et deux autres responsables du SNP, Gerald Julie et Jean-Francois Ferrari, figurent parmi les blessés, selon des sources au ministère de la Santé.
Jean-François Ferrari a été ?blessé à la tête? et ?souffre de multiples fractures?, selon son épouse contactée par l?organisation Reporters sans frontières (RSF). Cette organisation a, tôt hier, dénoncé la ?répression violente par la police seychelloise.?
Entre 75 et 100 manifestants, plusieurs centaines selon RSF, s?étaient réunis devant le Parlement pour protester contre le rejet d?une motion proposée par les députés du SNP, visant à amender la loi interdisant aux partis politiques de créer des radios privées.
Ce rassemblement était ?illégal?, a affirmé le responsable de la police, Gérard Waye Hive, qui a précisé que ses hommes avaient tiré après avoir demandé à plusieurs reprises à la foule de se disperser.
Le rédacteur en chef de l?hebdomadaire d?opposition Regar, Roger Mancienne, a été arrêté lors de la manifestation, selon RSF.
?Le gouvernement seychellois possède un monopole sur la radio et la télévision, dont la ligne éditoriale est strictement contrôlée?, écrit RSF dans un communiqué.
?Réclamer la fin du monopole de l?Etat sur l?audiovisuel et l?arrêt du strict contrôle de l?information des médias publics est légitime. La violence de la police anti-émeutes (...) est incompréhensible?, ajoute le communiqué.
Publicité
Publicité
Les plus récents