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Henry prend Wenger à contre-pied
Thierry Henry s’est réjoui de participer au match amical de l’équipe de France contre le Costa Rica, prévu en Martinique le 9 novembre, une rencontre qu’il juge « historique et extraordinaire ». « L’équipe de France n’a jamais joué aux Antilles. Ce sera une grande première », a-t-il relevé. « C’est vraiment spécial. J’espère être en forme pour jouer. Je ne veux pas rater ce match. »
L’avant-centre de l’équipe de France comprend cependant que ce match, prévu trois jours avant une autre rencontre amicale contre l’Allemagne au Stade de France, puisse susciter l’opposition de certains clubs. « Je sais que des gens ne sont pas en faveur de cette décision », a-t-il reconnu, faisant référence aux récents propos de son entraîneur à Arsenal, Arsène Wenger. « Mais pour moi, c’est fabuleux. La Martinique, c’est là où ma mère est née. J’ai vraiment hâte d’y être et de porter le maillot de l’équipe de France là-bas. En plus, c’est pour une bonne cause puisque cela aidera les familles des victimes de la catastrophe aérienne qui a eu lieu entre Panama et la Martinique. »
Ce match sera dédié aux familles des victimes du crash aérien du 16 août au Venezuela, dans lequel 160 personnes, dont 152 Martiniquais, ont trouvé la mort.
Arsène Wenger, qui milite depuis longtemps pour une refonte du calendrier et contre les cadences infernales imposées aux joueurs, est en revanche nettement défavorable à l’idée. « Je ne vois vraiment pas l’intérêt d’un tel match », a-t-il affirmé. « Les clubs qualifiés en Ligue des champions, dont les joueurs forment l’équipe de France, jouent tous les trois jours. Les joueurs feraient mieux de se reposer. »
Mais à l’image de Thierry Henry, William Gallas, un autre Antillais de Londres, s’est dit heureux d’aller jouer sur l’île. « Je suis de la Guadeloupe mais c’est à côté », a expliqué le défenseur de Chelsea. « Toute ma famille m’appelle pour avoir des places. Il m’en faut au moins 20 ! Ce sera une grande fête. C’est vraiment fabuleux d’aller jouer là-bas, en plus pour une bonne cause. Ce n’est pas un problème de faire l’aller-retour. Le coach va faire tourner l’effectif et puis ce ne sont que huit heures d’avion. »
Son coéquipier en club, Claude Makelele, semble bien moins enthousiaste. « Je ne veux surtout pas parler de ce match », a-t-il simplement répondu mercredi soir après le match de Ligue des champions de Chelsea contre le Betis Séville 4-0.
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