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Hendrawan, symbole de détermination et de succès
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Hendrawan, symbole de détermination et de succès
L?âge n?est pas toujours un obstacle au succès. Pourtant, en Chine, les athlètes qui ont dépassé 25 ans sont considérés comme vieux et sont souvent laissés à leur sort. Ce qui a d?ailleurs forcé la n° 9 mondiale, la Chinoise Hong Pi, 26 ans, vainqueur des internationaux de Maurice l?année dernière, d?enfiler le maillot français.
Heureusement, cette règle n?est pas appliquée en Indonésie, au cas contraire Hendrawan aurait été privé d?une belle carrière en badminton.
C?est à l?âge de 26 ans que l?Indonésien ? âgé aujourd?hui de 31 ans ? a remporté le titre de champion du monde. C?était en 2001 en Espagne. ?J?ai intégré la sélection nationale juniors à l?âge de 21 ans. C?est assez surprenant car normalement les jeunes intègrent la sélection nationale juniors à l?âge de 16-17 ans?, rigole-t-il.
Mais l?âge importait peu pour Hendrawan. Il avait un seul objectif : être le n° 1 mondial. Rien ne pouvait l?empêcher d?atteindre son but. Quand ses camarades de la sélection s?entraînaient à raison de deux séances par jour, lui, il s?entraînait trois fois par jour. ?En sus des entraînements du matin qui débutaient à 8 heures et ceux de l?après-midi, je me réveillais à 5 heures pour m?entraîner chez moi?, confie-t-il.
Malgré cela, le succès tarda à venir. ?Avant 2001, je ne brillais que dans des petits tournois comme le Thailand Open?, raconte-t-il.
<B>Employé d? une usine pétrolière</B>
La carrière de Hendrawan prendra son envol en 2000, avec les Jeux olympiques de Sydney. Il fut finaliste de cette plus grande manifestation sportive de la planète. Un an après, il frappait fort en remportant le titre de champion du monde.
?It was the greatest moment of my career?, se souvient-il.
L?aventure ne faisait que commencer pour ce joueur, âgé alors de 26 ans. Après un premier succès à la Thomas & Uber Cup (championnat du monde par équipes) en 1998, il fut appelé à jouer un rôle beaucoup plus important pour les éditions de 2000 et 2002. ?I was the key element of the Indonesian team?, lance-t-il fièrement.
Mais ce qui lui fait surtout plaisir, c?est que l?Indonésie a fait son entrée dans le World Guiness Book of Record l?année dernière pour avoir remporté les cinq dernières éditions de la Thomas & Uber Cup. Aucun pays n?a réussi à garder le trône aussi longtemps. La Thaïlande pourra-t-elle conserver sa couronne pour la sixième fois consécutive ?
Le verdict sera connu en mai prochain à l?occasion de la finale de la Thomas & Uber Cup qui se tiendra à Jakarta. Cependant, le pays hôte devra se passer de sa carte maîtresse car Hendrawan a mis un terme à sa carrière en octobre dernier. Blessé en 2002 au genou, le joueur ne s?est jamais remis malgré un long repos. ?J?ai repris la compétition l?année dernière. Mes adversaires avaient pris une longueur d?avance sur moi et il était très difficile de les rattraper. J?ai alors estimé plus sage de partir?, regrette-t-il.
L?ancien champion du monde a alors pris de l?emploi dans une usine pétrolière en Indonésie et entraîne parallèlement une équipe junior. Marié à une ancienne joueuse de la sélection indonésienne, il est père de deux enfants, une fille de deux ans et demi et un fils d?un an et demi.
Quant aux chances de le voir au poste de Directeur technique national (DTN) à Maurice, un jour, il dira : ?On m?a fait une proposition informelle. Je ne peux me prononcer sans en avoir discuté avec mon épouse.?
Sollicité dans le cadre de la préparation de la sélection nationale en vue de la phase qualificative de la Thomas & Uber Cup (23 au 25 février à Pretoria), Hendrawan estime que dix jours ne sont pas suffisants pour préparer une équipe : ?Nous sommes à la veille des éliminatoires. Je ne peux pas pousser les athlètes physiquement car ils seront trop fatigués pour la compétition. Je ne peux pas non plus les aider sur le plan technique car ils risquent d?être confus lors de la compétition. Mais je fais quand même de mon mieux pour les aider sur le plan tactique tout en leur servant de sparring-partner.?
Invité à commenter le niveau du badminton mauricien, il devait dire : ?The players need more training and experience. They need to change some of their strokes, their tactics and strategies of the game. In my opinion, the mauritian players plays only for fun. They are never thinking about how to be a good player. They just enjoy playing. They do not have specific goals. Two hours of training is not sufficient for high level players. But in Mauritius, players have to work?, fait-il remarquer. ?To be a good player, you must have a good fighting spirit, determination, good mentality, do a lot of sacrifice and the most important of all, plenty of training?, a-t-il conclu en guise de message aux joueurs, en particulier les jeunes.
<B>Préparation de la thomas & uber cup
Hendrawan écourte son séjour</B>
L?ancien champion du monde, l?Indonésien Hendrawan, qui anime depuis jeudi dernier un stage à l?intention des sélectionnés de la phase qualificative (version africaine) de la Thomas & Uber Cup qui aura lieu du 23 au 25 courant à Pretoria, quitte le pays ce soir au lieu de samedi prochain. L?Indonésien a été nominé pour le concours du ?Sportsman of the Year Award 2003?. Il a appris la nouvelle vendredi par le biais du secrétaire au ministère des Sports de son pays. Le représentant de l?Etat indonésien aurait insisté pour qu?il soit présent à la remise des récompenses prévue pour le vendredi 20 février. Il avait disputé deux matches d?exhibition dimanche dernier face à Stéphane Beeharry en simple. Il avait également fait une démonstration de double face au même Beeharry et Kiran Baboolall. Hendrawan avait pour partenaire le jeune Yoni Louison.
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