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Hausse des prix : Journée de jeûne et de protestation du Front Commun Travayer Social
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Hausse des prix : Journée de jeûne et de protestation du Front Commun Travayer Social
Des travailleurs sociaux réclament la démission du ministre de l’Agro-industrie, Satish Faugoo, et dénoncent «l’inaction» du gouvernement en matière de production alimentaire.
Une journée de jeûne. C’est ce que projettent d’entamer depuis ce matin du mardi 15 mars 9 heures jusqu''à 18 heures, devant le théâtre municipal de Port-Louis, les dirigeants du Front Commun Travayer Social (FCTS). Vont participer à cette mouvement de protestation, Salim Murthy, Eddy Sadien, Narain Phoolbasea et Tadpir Dassaruth, tous des travailleurs sociaux.
Le but derrière cette «action symbolique» des différentes organisations des travailleurs bénévoles est de protester contre la flambée des prix dans le pays et aussi pour dénoncer «l’inaction du gouvernement dans le domaine de la production alimentaire», dit Salim Muthy, dirigeant du front.
Se référant au message du Premier ministre à la nation à l’occasion du 43ème anniversaire de l’Indépendance, le porte-parole du front affirme que c’est «un certificat d’incompétence» que Navin Ramgoolam a décerné à Satish Faugoo, son ministre de l’Agro-industrie, lorsqu’il a expliqué comment le pays est dépendant de l’étranger pour ses besoins en produits agricoles.
«Depuis qu’il s’occupe du ministère de l’Agro-industrie, Satish Faugoo a été une faillite et il n’a rien fait de concret pour stimuler la production agricole. C’est pourquoi nous sommes confrontés à la situation actuelle de début de crise alimentaire et de la hausse inquiétante des prix des légumes», ajoute Salim Muthy.
Selon les chiffres officiels, l’île Maurice importe pour 75 % de ses besoins en produits agricoles, soit d’une valeur de Rs 27 milliards. Rien n’a été fait par le gouvernement pour nous soustraire d’une telle dépendance de l’étranger, déplore Salim Murthy.
Depuis 2008 la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) a cédé 2 000 arpents de terres agricoles au gouvernement. Rien n’a été fait pour permettre aux planteurs de s’occuper de ces terres, indique-t-il.
Au contraire, il y a des terrains dans différentes parties du pays, dont ceux de Riche-Terre, qui ont été arrachés aux planteurs. La région de Riche-Terre représentait «une source d’approvisionnement sûre et abondante pour le Marché central à Port-Louis», précise encore Salim Muthy.
Des planteurs d’oignons ont eux aussi été privés de leurs terres, dit Salim Murthy, qui déplore l’absence d’une politique cohérente en matière de production dans un pays à vocation agricole comme l’île Maurice.
Pour le dirigeant du FCTS, il est temps que le Premier ministre procède à un remaniement de son cabinet et qu’il confie à quelqu’un d’autre un ministère aussi sensible que l’Agro-industrie.
 
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