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Hausse de 15 % en octobre
La population l?a évité de justesse en octobre 2006, mais pas cette fois. Elle payera sa facture de consommation de l?énergie électrique plus cher en octobre. Une augmentation de 15 % est prévue pour les ménages. La facture des entreprises et des opérateurs du secteur commercial enregistrera une hausse de 16 % à 17 %.
Pour Abu Kasenally, ministre des Infrastructures publiques, cette augmentation est inévitable. « Elle a été envisagée en octobre 2006. Sur l?intervention de Navin Ramgoolam, elle n?a pas été effectuée. On subit des pertes insupportables et on ne pouvait pas continuer dans cette direction. Les déficits du Central Electricity Board (CEB) en 2005 étaient d?environ Rs 287 millions. Ils sont passés à Rs 1,147 milliard en 2006. Si on ne fait rien, le CEB sera en faillite. Toutes les options ont été examinées. L?augmentation est inévitable. Nous allons expliquer la raison de cette hausse à la population. »
« La situation s?est détériorée »
Le ministre Abu Kasenally attribue ces pertes au coût élevé du fioul et à celui du charbon qui, dit-il, a connu une hausse de 50 %. « Je dois assurer aux personnes, en particulier celles dont la consommation ne dépasse pas les 75 kW et dont la facture est de Rs 190, qu?elles ne paieront qu?une augmentation de 5 %. »
La dernière augmentation remonte à janvier 2006. Abu Kasenally souligne que le gouvernement de l?Alliance sociale a dû amortir les répercussions d?une augmentation prévue en 2005, mais qui n?a pas été mise à exécution.
« Après avoir réalisé un profit de Rs 82,7 millions pour l?année financière de 2004, la situation financière du CEB s?est sensiblement détériorée en 2005. Les pertes encourues cette année-là s?élevaient à Rs 322,1 millions et en 2006 à Rs 1,147 milliard. »
Pour Mosadeq Sahebdin, porte-parole de l?Institut pour la protection (IPC) des consommateurs, cette augmentation est injustifiée. Il soutient qu?en recourant à cette hausse sans avoir préalablement mis en application l?Utility Regulatory Act qui prévoit, entre autres, la nomination d?un organisme régulateur, « le gouvernement prive la population de son droit fondamental d?être informé préalablement des facteurs susceptibles d?aboutir à une révision du tarif d?électricité ».
Mosadeq Sabebdin soutient que le refus du gouvernement de renégocier les clauses jugées « abusives » du contrat qui lie le CEB aux producteurs privés de l?énergie électrique, est préjudiciable aux consommateurs. Il estime que si le CEB n?est plus tenu d?acheter les énergies produites par les producteurs privés, même s?il n?en a pas besoin, cela aura permis de rendre la situation du consommateur moins vulnérable face aux augmentations des tarifs de l?électricité.
Le porte-parole de l?IPC trouve inacceptable qu?après avoir initié une enquête pour les mauvaises gestions alléguées du CEB, les résultats de cet exercice n?ont jamais été publiés. « Dommage que cette enquête a été réalisée par les personnes dont le mode de gestion a été sévèrement critiqué par ce même gouvernement. Ce dernier doit une explication à la population, avant d?aller de l?avant avec sa décision. »
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