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Harel Mallac transforme ses divisions en filiales
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Harel Mallac transforme ses divisions en filiales
Le processus de restructuration se poursuit au sein des grands groupes du pays. Harel Mallac a annoncé hier une révision de son organisation au niveau interne.
Le plan consiste à transformer les divisions (strategic business units) du groupe en des compagnies autonomes. L?objectif est d?améliorer la rentabilité du groupe.
Les activités et les actifs opérationnels des divisions actuelles ? commerce, industrie et ingénierie, services et corporate services ? seront transférés vers des filiales qui seront créées. Les filiales existantes ne seront pas concernées par le plan de restructuration.
Les nouvelles filiales seront détenues à part entière par le groupe Harel Mallac. Elles seront financées par un panachage de capitaux et d?emprunts. La nouvelle structure sera effective à partir du 1er janvier 2005.
Dans sa lettre aux actionnaires pour annoncer la nouvelle structure de Harel Mallac, Gaëtan Bouic, le président du conseil d?administration du groupe, explique la logique de cette initiative. Il s?agit de créer un groupe ?plus dynamique, flexible, compétitif et orienté vers la clientèle?, écrit-il.
La direction de chaque nouvelle filiale aura plus d?autonomie. Elle pourra se concentrer davantage sur la stratégie et sur les objectifs de performance à atteindre.
Mais le management aura aussi plus de responsabilités. Au niveau de chaque filiale il sera effectivement directement responsable des résultats financiers et d?un usage efficient des actifs et du fond de roulement. La direction des filiales devra elle-même trouver le financement pour les projets qu?elle souhaite entreprendre.
L?autonomie, la responsabilité et la flexibilité sont les mots clés de la nouvelle structure qu?adopte Harel Mallac. Le groupe Rogers avait lui aussi privilégié cette approche en créant, il y a quelques mois, trois divisions autonomes pour regrouper ses nombreuses activités. Mais le groupe n?a pas créé de filiales, soit des entités légales, comme le fait Harel Mallac.
La nouvelle organisation de Harel Mallac découle d?un processus de repositionnement stratégique commencé en 1999, mais qui a connu un coup d?accélérateur en 2003.
Les mauvais résultats enregistrés l?année dernière avaient effectivement poussé la direction du groupe à entreprendre une révision en profondeur de ses activités, avec l?aide de consultants étrangers.
Lors de l?exercice 2003, le groupe avait enregistré des pertes opérationnelles de Rs 29,5 millions contre un bénéfice marginal de Rs 2,6 millions en 2002. Le bénéfice attribuable aux actionnaires avait chuté à Rs 14,7 millions contre Rs 68,8 millions en 2002.
Le business plan commandité l?année dernière devait identifier les maillons faibles du groupe et les activités desquelles le groupe devait se retirer.
C?est ainsi que Harel Mallac a vendu le magasin But à Courts (Mauritius). Il a aussi cédé cette année les 50 % de participation qu?il détenait dans le concessionnaire Iframac.
Cette vente lui a rapporté Rs 141 millions qui ont contribué aux Rs153 millions de bénéfices nets enregistrés pour les six premiers mois de l?année financière en cours. Pour la même période l?an dernier, le bénéfice net s?élevait à Rs 3,9 millions seulement.
La direction se dit confiante que les efforts pour retourner la stratégie du groupe, rationaliser et restructurer les divisions aideront à améliorer sa performance à la fin de la présente année financière.
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