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Harcèlement allégué : Elle perd son procès
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Harcèlement allégué : Elle perd son procès
Elle l?a accusé d?avoir été trop «entreprenant» à son égard et de lui avoir tenu des propos irrespectueux... Et cette affaire, relatée par l?employée d?un hôtel du littoral, a abouti au tribunal de Souillac. Le suspect, Baboo Preetam Kumar Ramchurn, room service supervisor de l?établissement, a toujours nié cette allégation. Et il a obtenu le bénéfice du doute à la suite de ce procès intenté par le Directeur des poursuites publiques pour harcèlement sexuel.
Preetam Ramchurn était soupçonné d?avoir profité de sa position au sein de l?établissement hôtelier pour obtenir des faveurs sexuelles de la plaignante. L?affaire remonte à septembre 2002, selon la déclaration de cette habitante de Mont-Ida. Elle explique qu?elle est affectée au room service depuis neuf ans. Et son supérieur hiérarchique, Preetam Ramchurn, aurait commencé à la harceler sur son lieu de travail. «Mo finn raport sa ka la avek personnel Manager e mo sef de departman. Bann la finn donn li enn warning.»
Toutefois, le suspect aurait récidivé. Dans la matinée du 25 septembre 2002, explique-t-elle, alors qu?elle prenait le service, le surveillant s?est approché d?elle et lui a dit : «Mo envi dormi ar twa, to pe perdi to letan avek to mari? vinn avek mwa.» La plaignante lui aurait alors reproché son langage. Mais le suspect, furieux, l?aurait insultée en ces termes : «To enn gran ? to pe fer sosiab avek mwa.»
Interpellé par la police, le défendeur donne une tout autre version. «Zamé mo finn dir li sa bann parol la.» Pour lui, il s?agit d?une vengeance de l?employée car, dit-il, il a plus d?une fois rapporté à la direction le fait qu?elle arrivait en retard. En ce qui concerne l?épisode du 25 septembre 2002, il affirme que les seules remarques qu?il a faites étaient «Bizin avoy fler? dimoun inn blese». Cela, explique-t-il, parce que le van conduisant les employés sur leur lieu de travail était tombé en panne en route vers l?hôtel. Deux autres employés présents au moment de l?incident ont corroboré sa version à la police.
Le tribunal de Souillac estime donc que la poursuite n?a pu prouver les faits reprochés au suspect de manière concluante. Et en l?absence de corroboration de la version de la plaignante, il a été acquitté.
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