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Hannibal de Ridley Scott
(MBC 3, 21 h 25)
Depuis leur confrontation, dix ans auparavant, Clarice Starling et Hannibal Lecter ne se sont jamais revus. Clarice a poursuivi sa carrière dans les rangs du FBI ; Hannibal s?est retiré à Florence où, sous le pseudonyme du docteur Fell, il donne des conférences sur l?art. Pourtant, il ne se passe pas de jour sans qu?ils pensent l?un à l?autre. Un autre homme pense à eux : le milliardaire Mason Verger, quatrième victime d?Hannibal et la seule à avoir survécu. Horriblement défiguré, il vit avec son médecin personnel, le docteur Cordell Doemling, dans son immense propriété où, depuis des années, il peaufine sa vengeance. Clarice reçoit donc une lettre signée d?Hannibal, ce qui l?incite à reprendre sa traque. Elle finit par le localiser à Florence, où un autre policier, l?inspecteur Pazzi, a lui aussi deviné que l?honorable docteur Fell est en réalité le fameux ?Cannibale?. Pour le prouver, il le fait dévaliser par un petit voleur, Gnocco, muni d?un bracelet de métal poli. En saisissant le poignet de son agresseur, qu?il tue, Hannibal laisse ainsi une empreinte permettant de l?identifier. Avide de s?approprier la récompense offerte pour la capture de Lecter, Pazzi fait fi des conseils de prudence de Clarice, ce qui lui vaut d?être simultanément étripé et pendu au balcon d?un palazzo.
<B>Commentaires</B>
(...) un mélange de superthriller et de film ?gore?, cimenté par un scénario beaucoup plus malin qu?on ne le pense et par un Anthony Hopkins toujours aussi fabuleux.(Le Parisien)
?Que demander de plus ? Peut-être d?éprouver une fois encore le sentiment de surprise qui fut le nôtre il y a dix ans. A l?époque, Lecter nous faisait peur. A présent, on l?aime. Il y a quelque chose de pourri au royaume de l?épouvante.? ( Le Figaro Magazine).
Hannibal est un bon thriller de facture classique. On y retrouve de bout en bout la fameuse touche ?esthétisante? de Ridley Scott, et on se laisse lentement porter au fil de décors superbes et oppressants sur une inquétante musique lorgnant vers le fantastique : l?ambiance y est, plombant le film, lui conférant une sorte de densité dans le sombre assez éprouvante, entre une Florence nocturne et les sous-sols des quartiers FBI de Quantico baignés de néons verdâtres. Dans cet univers au rythme lent, les acteurs tiennent parfaitement leur partition, de l?étonnante et adulte Julianne Moore (qui supplante avec brio les hésitations énervantes de la jeune Foster ? Starling), au méconnaissable Gary Oldman, en passant par le flic florentin Giancarlo Giannini rongé par un passé aussi historique que sanglant? (M.Cinéma : Guillaume Tion)`
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