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Halte aux abus sur les femmes
Plus jamais cela. Combattons l?apathie ambiante face au sort des femmes maltraitées, abusées sexuellement, physiquement ou sur le plan affectif par les membres de leur famille ou par la collectivité.
Hier s?est déroulée la commémoration de la Journée Internationale pour l?élimination de la violence contre les femmes à l?auditorium du Centre culturel Indira Gandhi à Phoenix en présence des ministres Indira Seebun et Sheila Bappoo. Shirin Aumeeruddy-Cziffra, «Ombudperson for children» et Loga Virahsawmy de Media Watch étaient aussi présentes dans l?assistance.
Indira Seebun, ministre des Droits de la femme, du Développement de l?enfant, du Bien-être de la famille et de la Protection des consommateurs a, en ce jour, exprimé sa tristesse, «parski de zanvie a oktob 2005, minister finn enrezistre 3 068 ka violans domestik ek parmi nou ena ban ser kinn perdi lavi».
Une minute de silence a été observée en mémoire de toutes les victimes de violence conjugale. A leurs bourreaux qui sont convaincus que le silence, la minimisation, la négligence, l?oubli et l?impunité les protègent, la ministre promet un renforcement des lois. La permanent secretary de la ministre, R. Veerapen, annonce une étroite collaboration avec l?Attorney General.
Promouvoir la parité
L?auditoire a eu droit à un sketch intitulé «Remue-ménage», joué par le groupe Théatralis tandis que Zul Ramiah, Armand Landinaff & Group ont interprété la chanson «Kont Violans Kont Bann Fam». La danse Mille Colombes exécutée par les élèves des «Associations des Parents de Déficients Auditifs» a été chaudement applaudie.
En outre, le projet Capacity Building for Gender Equality and Empowerment of Women a été lancé hier matin au St.-Georges Hôtel à Port-Louis. Ce projet du United Nations Development Programme s?étendra sur deux ans et vise à favoriser un environnement idéal qui assurerait le développement d?une législation et des mécanismes économiques et financiers. Cela afin de promouvoir la parité dans les sphères sociales, économiques et politiques dans le pays.
En parallèle, un atelier de travail se prolongera pendant 16 jours sur les thèmes liés à la femme. Pour cette première journée de réflexion, dirigée par Janet Macharia, Gender Advisor à Johannesburg, un leitmotiv : dans l?esprit des uns et des autres la parité semble n?être qu?une affaire de? femmes.
Deux hommes seulement
Et les personnes, dites de sexe fort, ont brillé par leur absence. Sur une assistance de plus de 50 individus composés principalement de mandataires des différents ministères, on pouvait dénombrer deux hommes seulement. Ce qui amène une intervenante qui veut «surtout garder l?anonymat» de lancer : «Si on les payait, peut-être les hommes montreraient le bout de leur nez !»
A l?un des deux courageux, Janet Macharia demande de s?exprimer sur son intérêt pour la parité. Une timide réponse à savoir, « la femme qui devait venir à ma place est malade», provoque l?hilarité générale. Mais c?est une bien triste mentalité dans la perspective de mettre en place des mesures substantielles pour éradiquer ce fléau qu?est la violence à l?égard des femmes.
«The issue is information sharing», clame haut et fort, Janet Macharia. Encore faut-il que les hommes daignent y prêter une oreille attentive. «Men are still decision makers. We have to do business differently. We are still talking as we used to talk 30 years ago», commente la Gender Advisor.
Cette année encore, il est plus que capital de laver l?affront fait aux femmes, victimes de la violence. Elles paient encore trop souvent un lourd tribut dans un monde qui ne leur accorde pas toujours la place qu?il leur doit.
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