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Halkia réchauffe l’âme grecque
La Grèce tient sa Cathy Freeman : traumatisé et dépité par l’affaire Kenteris – Thanou, le stade olympique d’Athènes s’est embrasé hier avec la victoire de Fani Halkia au 400 mètres haies.
Quasi inconnue voilà encore un an, l’étudiante en journalisme de 25 ans a amélioré son temps de quatre secondes sur les haies basses et son record personnel à cinq reprises au cours des dix dernières semaines.
Bref, cette ancienne sauteuse en hauteur fait partie de ces athlètes à la progression météorique dont la Grèce avait sans doute besoin pour se refaire un moral olympique et compenser l’annulation infamante des victoires programmées de ses deux sprinters vedettes.
“L’âme grecque se suffit à elle-même. Nous n’avons besoin de rien d’autre. Nous sommes nés pour gagner”, a-t-elle lancé.
Voilà quatre ans, l’Australie tout entière avait célébré le triomphe annoncé de sa star aborigène du tour de piste, Cathy Freeman, et espérait vibrer à nouveau à l’unisson du coeur vaillant de Sarah Pittman, la championne du monde de Paris.
Pittman avait déjà écrit sa propre légende avant la course, en revenant participer aux Jeux après la guérison miraculeuse d’un cartilage du genou sévèrement touché au meeting de Zurich, peu de temps avant Athènes.
Mais, dans le cas de Pittman, le miracle n’a pas eu lieu. L’Australienne a échoué à la cinquième place d’une finale où la Roumaine Ionela Tirlea-Manolache et l’Ukrainienne TatianaTereshchuk-Antipouva ont pris les accessits.
Longtemps blessée, Halkia avait profité de ses longues indisponibilités pour se préparer à devenir présentatrice à la télévision. Sa carrière est toute tracée et une étoile est née
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