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Halkharee réclame des explications de l?Icac
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Halkharee réclame des explications de l?Icac
L?ENQUÊTEUR suspendu de l?Independent Commission against Corruption (Icac), Devanand Halkharee veut connaître les raisons justifiant sa mise à pied temporaire. Il a fait servir hier une mise en demeure à l?Icac, par son avoué Me Sivakumaren Mardemootoo.
Le 15 décembre, l?Icac l?informe par courrier qu?il est suspendu avec effet immédiat, et ce, jusqu?à ce que l?enquête le concernant soit bouclée. La lettre lui rappelle son devoir de confidentialité.
Toutefois, Devanand Halkharee estime que sa suspension est motivée par plusieurs facteurs, entre autres, sa déposition au poste de police de Moka sur sa séquestration alléguée au siège de l?Icac.
Dans sa mise en demeure, il rappelle les faits survenus à la commission dans la soirée du 4 décembre. Il est alors à son bureau pour compléter un rapport lorsque les Chief Investigators Vikash Peerun et Sanjay Dawoodharee lui ordonnent de les suivre à l?étage.
Il affirmera, par la suite, avoir été la victime d?un interrogatoire agressif sur les relations qu?il entretenait avec l?ancien directeur des enquêtes de l?Icac, Roshi Badhain. Les Chief Investigators lui auraient expliqué que le commissaire Navin Beekarry et l?assesseur Gérard Bisasur ont exigé de lui un ?damning statement? contre Roshi Bhadain. L?objectif de la man?uvre : faire porter à ce dernier la responsabilité de fuites d?informations dans la presse.
Après plusieurs heures passées ?à subir la pression et les menaces?, Devanand Halkharee cède. Il consigne une déposition contre l?ancien directeur des enquêtes et rend Bhadain responsable d?avoir communiqué le contenu d?une lettre à la presse. Dans la soirée, en présence de son avocat, Me Siddhartha Hawoldar, il relate ces incidents à la police de Moka. Traumatisé, l?homme sera admis dans une clinique de la capitale plusieurs jours durant.
?Droits bafoués?
Quand il retourne à son bureau dix jours plus tard, le secrétaire de l?Icac, S. Nemchand, l?informe de sa suspension. L?enquêteur est sommé de quitter le quartier général de la commission, en attendant la clôture de l?enquête menée sur sa personne. En ce faisant, estime Devanand Halkharee, l?instance agit contre ses droits fondamentaux. A aucun moment, affirme-t-il, il n?a été informé des charges pesant contre lui. Il n?a pas non plus été convoqué pour se justifier devant un comité disciplinaire.
De plus, estime Devanand Halkharee, le Chief Investigator Vikash Peerun, qui supervisait l?enquête sur sa personne, a quitté le pays. Il estime donc que ?The Icac was wrong to have allowed the said Mr Vikash Peerun to leave the country when there are investigations going on at the Icac and at the Police concerning the above wrongful acts and doings, involving Mr Vikash Peerun, one of the sequestrators?.
L?enquêteur Halkharee exige donc de l?Icac qu?elle réclame le retour immédiat de Vikash Peerun au pays afin de boucler son enquête au plus vite. L?absence de Peerun, dit-il, équivaut à un arrêt de l?enquête, ce qui lui est préjudiciable.
Devanand Halkharee souhaite que l?Icac lui communique les motifs de sa suspension ou, au cas contraire, en l?absence de motifs valables, que la commission procède à sa réintégration immédiate. Pour l?enquêteur, l?Etat est aussi concerné par ces évènements qui lui sont préjudiciables.
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