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Génériques : un collectif français fait pression
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Génériques : un collectif français fait pression
La mobilisation a payé. Le collectif Europe et Médicament qui réunit, en France, de nombreuses associations dont l?UFC-Que Choisir, a réussi à faire plier l?industrie pharmaceutique dans les débats destinés à élaborer la future directive santé. En tout cas sur certains points. La pétition, signée il y a quelques mois par 15 000 consommateurs français, a également porté ses fruits. La Commission des pétitions l?a jugée recevable et va demander à la Commission européenne de justifier sa position sur les différents aspects soulevés.
Contrairement à ce que demandait la Commission européenne sous la pression des grands laboratoires, les autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments devront être renouvelées au bout de cinq ans, puis une nouvelle fois au bout de dix ans en cas de problème. Les agences du médicament devront en outre faire l?objet de plus de transparence, notamment en motivant et en rendant public tout refus d?AMM. Des groupes de patients seront par ailleurs impliqués dans l?élaboration des notices et, contrairement à ce que voulaient imposer les grands laboratoires, la publicité sur les médicaments sous prescription restera interdite auprès du grand public. Pourtant, il reste beaucoup à faire. Les négociations qui reprennent actuellement, avant que le parlement ne vote définitivement le texte fin novembre, seront décisives.
Le collectif Europe et Médicament souhaite peser de tout son poids pour faire adopter de nouvelles mesures essentielles pour l?avenir, comme le financement des agences du médicament par des fonds publics et non par les firmes pharmaceutiques ou la mise en place d?une base d?information unique sur les médicaments accessibles à tous. Il compte également convaincre le parlement de l?importance de permettre aux patients de faire part de certains effets indésirables qu?ils ont pu constater, et pour ceux en impasse thérapeutique de pouvoir accéder à des médicaments qui ne sont pas encore totalement évalués.
Enfin, le collectif va tout faire pour contrer les assauts de l?industrie pharmaceutique qui visent à freiner le développement des génériques. Les laboratoires souhaitent en effet allonger la durée de protection des données, non seulement des brevets mais aussi de toutes les études réalisées dans le cadre de leur dossier d?AMM et obtenir un délai supplémentaire à chaque fois que de nouvelles recherches concernant leur médicament seront entreprises.
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