Publicité

Géant d?Angleterre et nain d?Europe?

25 octobre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L?échec d?Arsenal en Ligue des champions (1 point pris sur neuf possibles) en a surpris plus d?un, mais il pourrait plutôt s?agir d?un problème de fond concernant le niveau réel de la Premier League.

Car c?est la même équipe qui a joué en Coupe d?Europe et qui a perdu 2-1 au Dynamo Kiev mardi dernier, qui avait obtenu un match nul contre Manchester United, avait puni Newcastle, s?était joué de Liverpool et avait pris la mesure des millionnaires de Chelsky.

Leader du championnat anglais depuis quasiment le début du championnat anglais, Arsenal a su dominer tous ses rivaux jusqu?ici même lorsqu?il a été hors de forme. Ainsi, la fine fleur de la FA Premier League n?a pu inquiéter les hommes de Wenger, sauf que le deuxième du championnat ukrainien a montré à ces derniers comment il fallait joueur au football, mardi en Ligue des champions.

Avant chaque match, United, Chelsea et Arsenal sont supposés être les favoris pour chacun de leurs matches européens mais force est de constater qu?ils font la loi surtout en Angleterre, beaucoup moins ailleurs?

Les trois ténors possèdent des effectifs pléthoriques et des joueurs grassement payés, mais il semble que la notion de spectacle soit plus importante que la notion d?efficacité chez les équipes anglaises.

Si Manchester United a perdu contre Stuttgart et Chelsea face au Besiktas, lors de la deuxième journée, le cas d?Arsenal est beaucoup plus problématique après une raclée encaissée à domicile face à l?Inter Milan (0-3), un 0-0 concédé à Moscou et la défaite 2-1 à Kiev.

Brillants en Angleterre, les coéquipiers semblent perdre leurs moyens dès qu?ils jouent contre leurs voisins du vieux continent, développant un football stéréotypé et trop prévisible qui les handicape depuis maintenant trois années de suite en Ligue des champions.

Désormais, les Gunners devront probablement gagner les trois matches qui leur restent pour espérer se qualifier pour le prochain tour. Cela ne semble pas effrayer Patrick Vieira, qui pense que la situation n?est pas encore désespérée : « Nous avons toujours la possibilité de nous qualifier. Mathématiquement, tout est encore possible, nous croyons en nos chances. La porte est toujours ouverte, reste à savoir si nous arriverons à nous y faufiler. »

Arsène Wenger pense que son équipe parviendra à émuler Newcastle qui ne comptait aucun point à la fin des matches aller, en phase de poule de la C1, mais qui s?était qualifié grâce à trois victoires, dont une face à l?Inter Milan?

Wenger risque également de regretter longuement sa décision d?avoir relancé Patrick Vieira dans le grand bain, en le faisant entrer dans le dernier quart d?heure du match en Ukraine.

Au lieu de retrouver du rythme, le grand Pat a vu sa blessure se rouvrir et s?aggraver et devra se tenir éloigné des terrains deux semaines de plus comme le déclare par ailleurs le coach français des Gunners sur le site officiel du club : « Je pense avoir été prudent avec lui car je ne l?ai fait jouer que le temps nécessaire. Mais peut-être que nous avons été un peu trop optimistes étant donné la situation. »

Il est vrai que l?international français a un tel rayonnement sur l?entrejeu d?Arsenal que sa présence semble indispensable même diminué. Mais Wenger devra se passer de lui pour un petit moment encore. Le Français manquera donc le court déplacement de ce soir contre Charlton et pourrait également faire faux-bond contre Leeds et Tottenham en championnat, puis contre Kiev dans dix jours en Ligue des champions.

Arsenal fera tout son possible aujourd?hui pour prouver qu?il est au dessus du lot ? au moins en Angleterre ?, et pour prouver qu?il mérite son fauteuil de leader. Privé de Vieira, Arsenal devrait lancer Freddy Ljungberg (entré contre Kiev cette semaine) alors que Martin Keown est lui aussi forfait.

La régularité et l?organisation des hommes d?Alan Curbishley permettent à Charlton, fort de ses trois victoires de rang, de ne pas se présenter dans le derby londonien en victime expiatoire. Paolo Di Canio, en grande forme, est justement prêt à créer la surprise.

Publicité