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Grève : la position des collèges confessionnels attendue
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Grève : la position des collèges confessionnels attendue
Une seule incertitude plane sur la grève illimitée qui démarre mardi dans les collèges privés : la position qu?adoptera le syndicat des collèges confessionnels. Il se prononcera avant le week-end.
«Pour l?instant, nous suivons la situation et attendons les réactions recueillies par nos membres sur le terrain. Nous attendons également de mieux comprendre la situation», déclare Lysie Ribot, présidente de la Secondary and Preparatory School Teachers and Other Staff Union. Aujourd?hui, son syndicat rencontre, pour la seconde fois cette semaine, la direction de la Fédération des managers des collèges privés. Une décision finale sera prise ensuite.
Lysie Ribot estime cependant que la circulaire émise mardi par la Private Secondary Schools Authority (PSSA) «est un développement important.» «C?est une attaque gratuite de la part de la PSSA de faire des commentaires, des accusations contre quelqu?un. Je pense que ce sera un facteur important dans notre prise de décision.»
Chaque employé de l?éducation privée a eu à accuser réception et indiquer avoir pris connaissance du contenu de cette circulaire durant la journée d?hier. La PSSA y indique notamment que «les motifs du président de l?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) sont politiques et ce n?est pas la première fois qu?il agit ainsi». C?est pour ces raisons que sa menace «n?est pas nécessaire et totalement injustifiée parce qu?il n?y a pas de grandes questions en suspens affectant directement ses membres».
Pour Yahya Paraouty, président de l?UPSEE, ce communiqué véhicule des faussetés et serait même diffamatoire. «Dans une circulaire officielle, on m?attaque personnellement. Nous, à l?UPSEE, examinons la possibilité de poursuivre la PSSA. C?est très inélégant de sa part d?agir de la sorte pour essayer de créer la confusion parmi nos membres.»
Le privé en danger de mort</B>
Les problèmes sont nombreux dans le secteur, soutient-il. Le privé est en danger de mort. De plus, la semaine dernière, à l?Assemblée nationale, le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, a indiqué qu?il n?y a plus aucune garantie de reclassement du personnel en cas de fermeture de collèges. «Notre gagne-pain est directement menacé.»
De manière plus générale, il déplore la façon de gérer les dossiers liés à l?enseignement privé au niveau du ministère et de la PSSA. «Les problèmes majeurs du secteur n?ont pas été réglés», dit Yahya Paraouty. Fermeture des collèges, place de l?enseignement privé dans le paysage éducatif, réforme de l?éducation, absence de contact entre le privé et l?Etat sont quelques-unes des multiples raisons mises en avant.
Contrairement à ce qu?indique le communiqué, Yahya Paraouty soutient que les rencontres avec le ministre de l?Education et la direction de la PSSA sont quasi inexistantes. «Nous n?avons eu que trois rencontres avec Dharam Gokhool depuis qu?il est ministre et deux rencontres avec le directeur de la PSSA depuis sa nomination, qui remonte à avant 2005.»
Du côté de la Fédération des managers des collèges privés, fer de lance du mouvement, l?on multiplie les contacts. Hier, les membres de l?exécutif ont tenu plusieurs réunions avec des associations de parents d?élèves pour expliquer les problèmes auxquels ils font face. «Il est important que tout le monde se situe sur la même longueur d?onde. Nous voulons absolument que tout le monde comprenne très clairement ce que nous sommes en train de faire», affirme Harris Bachwa, porte-parole de la fédération. «Nous sommes satisfaits de l?accueil que nos obtenons», ajoute-t-il.
Déjà, mardi dernier, la Fédération des associations parents-enseignants a donné son soutien à la grève illimitée. D?autant que le syndicat des enseignants et la Fédération des managers ont pris l?engagement formel de remplacer les jours perdus.
La fédération affine également sa stratégie à elle. Celle-ci pourrait être rendue publique dans une conférence de presse prévue pour vendredi. Si la grève illimitée démarre avec une grève des enseignants, d?autres moyens de pression sont également à l?étude.
Selon les statistiques officielles de 2007, l?enseignement privé se taille la part du lion du secteur. Si environ 38 % de la population estudiantine du secondaire suivent les cours dans les établissements publics, 62 % se retrouvent dans les collèges gérés par le privé.
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