Publicité
Grève de la faim de Rehana Ameer, de Jane Ragoo et de Jack Bizlall à partir du 9 décembre
Par
Partager cet article
Grève de la faim de Rehana Ameer, de Jane Ragoo et de Jack Bizlall à partir du 9 décembre
Le comité de soutien à Rehana Ameer, la syndicaliste limogée de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) en août 2010, entame des démarches pour réclamer sa réintégration. Jane Ragoo, Jack Bizlall et Rehana Ameer elle-même entameront une grève de la faim le 9 décembre prochain si jusque-là, elle ne retrouve pas son emploi.
« Nous avons l’impression d’être retournés à la case départ », déclare la présidente de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privée. Le Front Anti-Répression, composé de plusieurs mouvements syndicaux, démarre une série d’actions pour réclamer la réintégration de Rehana Ameer à son poste à la MBC. Le conseil syndical a rencontré la presse, ce vendredi 18 novembre, au siège de la Government Servants’Association, Port-Louis.
Cela fait déjà une année que la syndicaliste Rehana Ameer réclame « que justice soit faite ». Selon elle, la station de radiotélévision nationale l’a licenciée sur une base injustifiée, après 25 ans de service.
Deepak Benydin, de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU) affirme que le combat de la syndicaliste « servira d’exemple aux autres employés de corps para-étatiques ».
« Nous ne pouvons pas laisser tomber. Si nous abandonnons, nous mettons en danger d’autres syndicalistes exerçant dans la fonction publique », lâche Deepak Benydin. Il va plus loin en affirmant que les parlementaires ont affiché leur soutien à l’ex-employée de la MBC et qu’il suppose que le Premier ministre se laisse diriger par le directeur général de la MBC, Dan Callikan.
Jack Bizlall, négociateur de FAR, déclare, pour sa part, qu’il ne compte pas laisser Rehana Ameer faire seule sa grève de la faim. « Je considère que ce cas est une grosse injustice. Je serai à ses côtés, ma conscience me soutiendra et je vais mettre un terme à cette action quand elle le fera », insiste-t-il.
Ce dernier a aussi révélé plusieurs points qu’il considère comme étant non-fondés. Il s’interroge sur ce qu’il appelle « l’inaction de Shakeel Mohamed ». Selon le syndicaliste, le ministre du Travail avait promis d’aider Rehana Ameer.
« Il avait pourtant affiché son soutien au début. Mais aujourd’hui peut-on m’expliquer pourquoi il ne réagit pas ? Il se laisse dicter par Dan Callikan », poursuit-il. Jack Bizlall lance, d’ailleurs, un appel à la classe syndicale et à tous les employés du pays pour un comité de soutien autour des grévistes le 9 décembre prochain.
Dev Ramano, l’homme de loi de Rehana Ameer, reproche, lui aussi, au ministre du Travail de n’être pas intervenu en faveur de la syndicaliste. « Shakeel Mohamed a une responsabilité en tant que ministre du Travail de veiller à ce que les travailleurs soient dans de bonnes conditions. Il est en possession du rapport de la Commission Conciliation et Médiation qui joue en faveur de Rehana Ameer mais il refuse d’admettre que ce document est au détriment de la MBC », avance l’avocat.
D’ailleurs, Dev Ramano explique que ce même rapport, recommandé par Shakeel Mohamed, n’est jamais parvenu jusqu’au Fact Finding Committee de Denis Vellien. L’homme de loi révèle d’autres failles légales dans le cas Ameer.
« Selon la loi, un employé peut être licencié, s’il est trouvé coupable devant le comité disciplinaire, dans un délai de dix jours. Or pour le cas de Rehana Ameer, elle est passée devant le comité disciplinaire le 20 septembre et licenciée le 29 octobre », ajoute-il.
En dernier lieu, Rehana Ameer s’est adressée à la presse. Visiblement touchée, elle affirme qu’elle est prête à aller jusqu’au bout de son combat pour retrouver son poste à la MBC. « J’irai jusqu’au pire s’il le faut. J’ai essayé de décourager Jack et Jane mais ils sont déterminés », lâche-t-elle.
 
Publicité
Publicité
Les plus récents