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Grèce : Le monde se prépare au pire
Qu''''arrivera-t-il si la gauche radicale accède au pouvoir dimanche ? La Grèce sortira-t-elle de la zone euro ? Les investisseurs fuiront-ils l''Europe ? Et si oui, vers quelles économies se tourneront-ils?? Ces questions inquiètent les autorités européennes. Mais pas seulement.
De Tokyo à Zurich en passant par Pékin, les Etats se préparent à protéger leur monnaie et leur économie d''une tempête financière. Car les pays n''ont pas forcément intérêt à voir leur stabilité remise en question. Thomas Jordan, le président de la Banque nationale suisse (BNS), a déjà réagi, et s''est dit prêt à imposer un contrôle des flux de capitaux pour éviter une éventuelle flambée du franc suisse – une monnaie refuge.
Si l''Inde a mis en place différents groupes de gestion de crise pour gérer toute tension éventuelle, la Chine a déjà élaboré des plans d''urgence. Mais ce sont sans doute les mots de Masaaki Shirakawa, le gouverneur de la Banque du Japon, qui résument le mieux les angoisses du monde: «Une perte de stabilité du marché aboutira à une récession économique grave, comme nous l''avons subie durant la crise de Lehman Brothers». 
Droite et gauche, au coude-à-coude
Dimanche, les Grecs voteront à nouveau pour les élections législatives. La droite et la gauche radicale sont données au coude-à-coude pour se scrutin crucial. «L''atmosphère est électrique, les gens ne parlent que de ce scrutin?!», rapporte à 20 Minutes, depuis Athènes, Panagiotis Grigoriou, historien et auteur d''un blog sur la crise hellène.
Dimanche, les Grecs retourneront aux urnes pour de nouvelles législatives, un mois et demi après des élections qui n''ont permis de dégager aucune majorité. Les deux partis donnés en tête, la droite (Nouvelle Démocratie) et la gauche radicale (Syriza), proposent des choix complètement différents. Un vote en faveur d''Alexis Tsipras a valeur de référendum contre l''austérité imposée par les créanciers publics de la Grèce.
Alexis Tsipras a expliqué son intention de renégocier le programme de rigueur, sous dix jours. Son principal opposant, le chef de file de la droite, Antonis Samaras, compte lui aussi renégocier avec l''Union européenne certaines conditions, mais il ne s''oppose pas sur le fond à la nécessité de l''austérité.
Des messages de fermeté
Au sein de la zone euro, les partenaires d''Athènes sont inquiets. Dans une interview accordée mercredi à la télévision grecque, François Hollande a adressé un message d''écoute et de fermeté: «Si l''impression est donnée que les Grecs veulent s''éloigner des engagements qui ont été pris et abandonner toute la perspective de redressement, alors il y aura des pays dans la zone euro qui préféreront en terminer avec la présence de la Grèce dans la zone euro».
Une option que préfère ne pas retenir le président de la fondation Robert-Schuman, Jean-Dominique Giuliani: «Nous ne savons pas ce qui peut se passer. Les Grecs semblent osciller entre message de SOS et vote raisonnable. Nous espérons une coalition possible pour éviter que les Grecs ne décrochent de l''Europe. Il pourrait alors y avoir une marge de discussion, non pas sur le contenu des mesures d''austérité, mais sur les modalités, comme les délais de mise en place». Début de réponse dimanche.
(Source : 20minutes.fr)
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