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GM et secteur sucrier négocient la répartition des compensations

12 avril 2006, 00:00

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Les mesures d’accompagnement de l’Union européenne (UE) pour l’industrie sucrière font l’objet, ces temps-ci, d’intenses négociations entre le gouvernement et les partenaires de l’industrie sucrière.

A la Plantation House, le mot d’ordre est motus et bouche cousue sur ce dossier délicat. Les usiniers sont sur le qui-vive. Leur principale préoccupation est une distribution juste des ressources financières partagée entre l’aspect social et le volet industriel et économique de la restructuration de l’industrie sucrière.

Selon les premières indications glanées par les usiniers, il semblerait que la balance aurait tendance à pencher davantage en faveur du social. Néanmoins, rien n’est arrêté pour le moment et les discussions se succèdent pour dégager un plan à la convenance de tous les partenaires.

Avec la baisse de 36 % du prix garanti du sucre, l’UE propose une enveloppe de mesures d’accompagnement pour aider les industries affectées à se réformer et être rentables dans ce nouvel environnement mondial. Ces montants seront versés directement dans les caisses de l’Etat, et serviraient également à financer une vaste restructuration économique.

Cette année l’enveloppe pour Maurice pourrait avoisiner les Rs 210 millions. Dans le meilleur des scénarios, Maurice pourrait obtenir Rs 800 millions annuellement jusqu’en 2013.

Nul intention de brusquer</B>

Tout en étant favorables à l’idée que ces montants financent les coûts sociaux de la réforme, il existe quelques réserves quant à l’ordre de priorité qui se dessine pour le déboursement.

“It’s a hot potato”, lâche un usinier influent. Ces mêmes usiniers et planteurs ont tenu à rencontrer le ministre des Finances, Rama Sithanen, la semaine dernière pour débattre du sujet. “La réforme comporte la fermeture de sept usines. Nous sommes tenus d’avoir une vue un peu global. C’est un sujet délicat”, souligne-t-on dans les milieux concernés.

La prudence est de mise quant à la tournure des discussions. Aucun partenaire ne cherche à brusquer son prochain. Les maîtres-mots sont “confiance” et “dialogues”.

“L’objectif est de mener à bien la réforme de l’industrie, pour qu’elle soit compétitive à la fin de la journée. Le reste est secondaire”, commente un directeur d’établissement qui suit le dossier de très près.

Une des craintes des usiniers est que les conditions attachées à la restructuration – fermeture et centralisation – soient modifiées une fois le volet social accepté et appliqué. “Nous avons connu cela dans le passé”, commente un proche du secteur.

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