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Gilbert Philippe sommé de s?expliquer à l?ICAC
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Gilbert Philippe sommé de s?expliquer à l?ICAC
Sa déposition était jugée cruciale dans l?enquête portant sur les allégations de pot-de-vin impliquant une société néerlandaise, Boskalis International, qui avait obtenu le contrat du dragage du port le 27 juillet 2006. Et hier, le conseiller spécial du Premier ministre, Gilbert Philippe, a dû donner des explications aux limiers de la brigade anti-corruption. Une déposition qui a duré plus de trois heures. Il était accompagné de son homme de loi, Me Bala Padayatchy.
Gilbert Philippe dit jouer la carte de la transparence. C?est ce qu?il a déclaré à l?express, peu après sa sortie des bureaux de l?ICAC vers 21 heures hier soir. Et cela, en vue de démontrer qu?il n?a «rien à faire avec Boskalis».
Dans les milieux proches du conseiller spécial, il nous revient qu?il a remis à l?ICAC tous ses relevés bancaires. Si ceux-ci démontreraient bien des virements sur son compte, ils ne proviendraient pas de Boskalis. Il s?agirait de ses honoraires pour un travail effectué en tant que consultant. Car avant d?être conseiller spécial, Gilbert Philippe, a aussi été président de la Mauritius Ports Authority (MPA), pendant plusieurs années.
Le nom de Gilbert Philippe est inscrit sur un document déposé à l?Assemblée nationale, soit un fax. Il y est question d?un paiement de 25 000 euros (Rs 1 millions) par la compagnie Boskalis International. Mais face aux enquêteurs, le conseiller spécial remet en cause l?authenticité de cette télécopie. Mettant en avant, pour cela, la date à laquelle le document a été faxé par la compagnie de dragage.
<B>Demande d?explications</B>
Gilbert Philippe se demande en effet comment, pour une transaction datant du 5 février 2007, (l?argent aurait été versé à cette date) le fax est déjà envoyé vers le 16 janvier 2007.
Gilbert Philippe avait été convoqué hier matin par les enquêteurs de l?ICAC. Suivant les discussions entre son homme de loi et les enquêteurs, le rendez-vous devait être reporté pour l?après-midi.
Avant son interrogatoire Gilbert Philippe, disait qu?il n?avait rien à craindre : «Je suis de très bonne humeur car je sais que je n?ai rien à faire avec ces allégations gratuites et sans fondement. J?ai la conscience claire. Je vais m?expliquer et vous verrez que je n?ai rien à voir avec tous ces mensonges.»
Son nom avait été associé à celui de Siddick Chady sur qui pèsent également des allégations de pot-de-vin. Le président de la MPA aurait, lui, obtenu le soutien financier de Boskalis International pour payer ses créanciers à Londres, dont UTV International, une société de distribution de films indiens. Jusqu?ici, Siddick Chady a toujours nié ces allégations portées contre lui.
Par ailleurs, dans une correspondance adresseé par Boskalis à la MPA, datée du 22 août dernier, la compagnie insiste sur le fait qu?elle s?est vue octroyer le contrat après un appel d?offres transparent. La lettre répondait à une demande d?explications de la MPA .
La compagnie note dans la lettre que «during negotiations, a considerable amount was granted by our company to MPA, after which the negociations were successfully finalized», soutient Boskalis International.
Jusqu?ici, trois des directeurs de Video Blockbuster Network Ltd, ont été interrogés. Il s?agit de Siddick Chady, de son frère Eshan Chady, et de son fils Yasine Chady. Un autre des directeurs a été convoqué cette semaine : Bibi Hannah Chady, l?épouse de Siddick Chady.
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