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G. Duval revendique l?étiquette de droite
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G. Duval revendique l?étiquette de droite
A l?intention de tous les pseudo-travaillistes, se prétendant à la?gauche du MMM, alors qu?ils roulent Porsche ou Ferrari, s?octroient des salaires à six chiffres et des centaines de milliers de roupies de «per diem», nos réminiscences se font un devoir de republier l?essentiel d?une lettre de Gaëtan Duval, adressée à «l?express», en juillet 1983.
Pendant longtemps, les gauchistes des pays industrialisés, détenant la VERITE, ont, avec l?appui des médias, exercé un véritable terrorisme intellectuel sur ceux osant ne pas penser comme eux, affirme le leader du PMSD. Ceux-là sont catalogués «de droite», terme se voulant méprisant et synonyme de capitalisme sauvage, de répression, de sentiments anti-travailleurs, anti-syndicalisme, d?impérialisme, de néo-colonialisme, etc. Ces gauchistes ont sur la conscience toute la misère d?Afrique, les «boat-people» du Viêt Nam, les pendaisons de Téhéran, les lubies meurtrières de Khomeiny, l?invasion du Cambodge, la colonisation de l?Afghanistan, la dure répression au Nicaragua. Cela n?a jamais empêché nos tartuffe de jouir pleinement des bonnes choses de la vie (du Blue ou Gold Label à gogo, par exemple) et de consommer plus que leur part au sein de cette société de consommation qu?ils condamnent prétendument.
La France de François Mitterrand, berceau de la Gauche, goûte de cette idéologie de 1981 à 1983 et la trouve?amère : chômage accru, baisse du pouvoir d?achat (on pourrait se croire dans l?île Maurice de 2008) appauvrissement, endettement de la nation, contrôle des médias par le gouvernement (ô Patrick Poivre d?Arvor), morosité générale, REPRESSION dure et impitoyable et, enfin, désenchantement quasi général.
C?est donc le moment pour ceux qu?on veut écraser de mépris avec l?étiquette de droite de revendiquer cette appellation qui, rejetant la Gauche, devient synonyme de droiture («Maréchal ! nous voilà?»), de justice sociale, d?encouragement à l?effort et à la petite entreprise, du moteur du développement et surtout d?ami des travailleurs car seuls capables de créer de l?emploi.
C?est pour cette raison que se crée, en 1983, l?Union Démocratique Internationale où l?on retrouve des personnalités de droite telles que Maggy Thatcher (la Dame de fer), George Bush (père de l?envahisseur de l?Irak), Jacques Chirac (des emplois fictifs) et Helmut Kohl. (Manquent, toutefois, à l?appel Augusto Pinochet ou encore Sylvio Berlusconi, l?Italien plus égal que tous les autres Ritals).
Quand je dis que l?île Maurice doit être gouvernée à droite, proclame Duval, je dis que les Mauriciens doivent, le 21 août 1983, rejeter cette gauche qui, animée, peut-être, des meilleures intentions, a fait tant de mal à tant de gens à travers le monde.
Le gouvernement PTr-PMSD de 1970 et des années suivantes a dû faire face à des adversaires, ayant déclaré publiquement et même par écrit qu?ils rejetaient la farce électorale et comptaient prendre le pouvoir grâce à la grève générale «avec ou sans effusion de sang». Des grèves ruineuses ont menacé la population de famine. Des grèves de soutien dans l?industrie du transport en commun menaçaient de paralyser la zone franche et pénalisaient durement les travailleurs n?ayant pas de «Peugeot 504» (ni d?Aston Martin cum motards de la police) pour se rendre à leur lieu de travail. Des activistes brûlèrent des centaines d?arpents de cannes. Ils voulaient ainsi détruire notre richesse nationale. Le MMM faisait alors régner un climat de violence, intimidait les travailleurs refusant de participer à des grèves purement politiques. Il y a eu les négociations du MMM avec le PTr de Seewoosagur Ramgoolam pour (crime de lèse majesté impardonnable) prendre la place du PMSD, au sein d?un gouvernement de coalition. Anerood Jugnauth, le leader du PTr, Ramesh Seereekissoon l?affirment. Dev Virahsawmy le confirme. Ils savent de quoi ils parlent.
Pour des raisons de politique partisane, l?île Maurice pouvait basculer d?abord dans l?anarchie, puis dans la dictature (mais pas celle des tapeurs), à travers le parti unique. Devant cette situation exceptionnelle, le gouvernement PMSD-PTr a dû prendre des mesures d?exception «pendant une période limitée» (de 1971 à 1976, sans compter la longue survie des lois scélérates, comme le POA et l?IRA). La préservation de la démocratie(?) justifie des mesures d?exception (même anti-démocratiques ?...Raisonnement pour le moins curieux que d?instaurer l?Etat d?urgence pour seulement prévenir une probable dictature?Il faut être un duvaliste enragé pour pouvoir avaler une telle couleuvre). En 1976 et en 1982, nous pûmes avoir des élections libres et démocratiques (Curieusement encore, Duval ne dit mot et pour cause des législatives de 1972, escamotées de la plus belle manière et que le PMSD et le PTr devront de toute éternité à la nation éminemment démocratique mauricienne car c?est le seul accroc à une déjà longue histoire électorale et démocratique commençant en 1850, pour ne pas devoir remonter à la période révolutionnaire).
Pauvre Gaëtan Duval?Réduit à revendiquer l?étiquette de droite tout en devant s?acoquiner avec des pseudo-gauchistes déguisés en travaillistes?Que ne fera-t-on pas pour barrer la route à un Paul Bérenger ??
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