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Fuel et Savannah investissent dans des raffineries et distilleries

12 juillet 2006, 00:00

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La centralisation est au cœur de la diversification des activités sucrières et thermiques de la Compagnie régionale Est (CRE) et la Société usinière du Sud (SUDS). Fuel et Savannah, qui font respectivement partie de ces deux groupes de compagnies sucrières, envisagent d’agrandir de nouveau leurs centrales, de construire des raffineries et de se lancer dans la production de l’éthanol.

Fuel aussi bien que Deep-River-Beau-Champ et Mon-Désert-Alma vont en principe se regrouper au sein de la CRE dans le cadre de la centralisation à l’Est. La centrale de Mon-Désert-Alma cessera ses activités avec la fermeture éventuelle de la sucrerie.

“Nous voulons avoir un cluster sucre, et pour réaliser ce cluster, il nous faut produire beaucoup plus d’énergie. Nous prévoyons que les centrales de Fuel et de Deep-River-Beau-Champ vont maintenir leurs opérations, mais nous allons ajouter une troisième unité de production d’énergie bagasse-charbon à Fuel. Il nous faut cette troisième unité pour permettre la centralisation”, dit Joseph Vaudin, chief executive officer de Fuel.

Cette troisième unité de production énergétique de Fuel sera d’une capacité de 45 mégawatts (MW), contre 40 MW pour ses deux unités actuelles.

“Dans le sillage de la centralisation, ajoute Joseph Vaudin, nous avons aussi l’intention de construire une raffinerie pour produire à Fuel que du sucre pour la consommation directe, notamment le sucre blanc et les sucres spéciaux. Nous allons créer de la valeur ajoutée.”

La raffinerie aura une capacité de production de 120 000 tonnes de sucre blanc et 30 000 tonnes de sucres spéciaux.

Fuel envisage également de construire une distillerie pour la production d’éthanol pour la consommation locale afin de donner de la valeur ajoutée à la mélasse.

“Dans tout ce contexte, nous avons un programme pour la préparation des terres des planteurs afin d’augmenter le rendement de leurs champs. Cela fait partie de ce cluster que nous voulons réaliser”, dit Joseph Vaudin.

Les investissements de Fuel dans l’extension de ses activités sont estimés à Rs 3 milliards. De ce montant, Rs 2 milliards iront à l’agrandissement de la centrale, Rs 500 millions dans l’agrandissement de la sucrerie, et Rs 500 millions dans la construction de la raffinerie et la production de l’éthanol.

<B>Assurer la survie du secteur sucre à l’Est</B>

“C’est à travers ces investissements et la centralisation des activités sucrières et de génération d’énergie électrique que nous allons pouvoir assurer la survie du secteur sucre à l’Est du pays”, souligne Joseph Vaudin.

La SUDS, qui regroupe quatre usines sucrières du Sud, compte aussi installer une troisième ligne de production énergétique bagasse-charbon. Mais au lieu d’une capacité de 42 MW, comme prévu initialement, elle ne sera que de 25 MW. D’autant plus qu’il y a d’autres projets de construction de centrales par divers promoteurs.

La troisième ligne de production énergétique, comme celles qui seront opérationnelles en juin 2007, permettra à SUDS de diversifier ses activités sucrières dans le contexte des changements du régime sucrier de l’Union européenne et de la baisse du prix du sucre.

“Nous espérons que nous pourrons aller de l’avant avec cette troisième ligne de production d’énergie électrique. Nous avons réduit la capacité initialement prévue afin de nous adapter à la demande du CEB. Une partie de la production sera vendue au CEB et une partie sera pour notre propre consommation”, dit Jacques d’Unienville, président de la SUDS.

Car la SUDS se propose aussi de construire une raffinerie de sucre à Savannah et une distillerie pour la production d’éthanol. La distillerie sera d’une capacité de 90 000 litres par jour.

“Nous nous positionnons pour devenir un exportateur de sucre raffiné, un produit avec plus de valeur ajoutée. Les études sont en cours. Nous pensons que la raffinerie sera opérationnelle en 2009”, ajoute Jacques d’Unienville.

Le projet concerne le raffinage de 170 000 tonnes de sucre. Cela représente actuellement la production annuelle de sucre roux par les quatre sucreries de la SUDS.Toute la production sera destinée à l’exportation. Environ 80 % de la production sera du sucre blanc et le reste des sucres spéciaux. Actuellement le sucre est raffiné par le groupe britannique Tate & Lyle.

“Ces projets seront réalisés après l’aboutissement des centralisations sucrières”, précise Jacques d’Unienville.

Car d’ici deux ans deux usines sucrières du Sud, Mon Trésor-Mon Désert et Riche-en-Eau fermeront leurs portes. Cela sera suivi peu après par la fermeture de Union St Aubin également, autre usine de SUDS. Leurs activités sucrières seront centralisées sur Savannah.

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