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Frontin le mieux placé
Même si le coach mauricien, Jean-Claude Nagloo, s’attend à ce que les quatre boxeurs en finale des Intercités de boxe à Nairobi aujourd’hui sortent tous victorieux, il ne fait pas de doute que la meilleure chance des locaux repose sur les épaules de Giovanni Frontin chez les -64 kilos.
Le super léger mauricien aura face à lui le Seychellois Kitson Julie, un habitué des boxeurs mauriciens. On n’ira pas jusqu’à dire que le “Dalon” n’a aucune chance de battre le Mauricien. Mais il faut dire que Giovanni Frontin, champion de la Francophonie (97) et vice-champion du Commonwealth (2006), est celui qui a le plus d’expérience.
“Je m’attends à ce que les quatre finalistes s’imposent, c’est-à-dire Giovanni Frontin, Bruno Julie, Richarno Colin et Jonathan Sutton. Mais en boxe, nous ne pouvons pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Nous restons concentrés et nous allons nous battre jusqu’au bout”, explique l’entraîneur national.
Un gros morceau pour Sutton</B>
Bruno Julie (-54 kg), autre vice-champion du Commonwealth à Melbourne cette année, sera, lui, opposé au Kenyan Thomas Kasina. Des adversaires kenyans également pour Richarno Colin (-57 kg) et Jonathan Sutton (-60 kg). Il s’agit respectivement de John Karinki et de James Menya.
Ce dernier est connu du staff mauricien, car c’est lui que Giovanni Frontin avait écarté en demi-finale des Jeux du Commonwealth cette année. C’est dire donc que le médaillé de bronze des Commonwealth représente un gros morceau pour Jonathan Sutton.
La sélection mauricienne a effectué une séance d’entraînement dans l’après-midi d’hier. La tactique et la condition physique ont été les principaux points travaillés.
“Les boxeurs mauriciens et seychellois ont eu des difficultés à respirer en fin de combat lors des demi-finales mercredi. C’est principalement dû à l’altitude. Il va falloir qu’ils gèrent bien les combats lors des finales”, précise Jean-Claude Nagloo.
Par ailleurs, Sam Mungapen, chef de la délégation mauricienne, se dit satisfait des conditions dans lesquelles évoluent les boxeurs depuis leur arrivée à Nairobi. “Nous avons changé d’hôtel après notre arrivée et maintenant nous avons satisfaction. Les boxeurs sont bien et il n’y a rien à reprocher côté hygiène”, souligne-t-il.
Ces Intercités de boxe des villes de l’est, du centre et du sud de l’Afrique n’ont finalement réuni que deux villes et deux pays de l’océan Indien, en l’occurrence Nairobi, Dar-es-Salaam, les Seychelles et Maurice. Un problème financier serait la principale raison du désistement de cinq autres villes.
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