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France : le Parti socialiste conforte sa majorité aux cantonales et le Front nationale confirme sa percée
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France : le Parti socialiste conforte sa majorité aux cantonales et le Front nationale confirme sa percée
Le Parti socialiste (PS) mené par Martine Aubry (Photo) accroît sa majorité et le Front national a confirmé son ancrage, le
dimanche 27 mars, au deuxième tour des élections cantonales en France.
Largement en tête à l''''issue du premier tour, la gauche a conforté sa majorité dans les présidences d''exécutifs départementaux même si la droite est parvenue à sauver des bastions menacés comme la Sarthe, fief du Premier ministre François Fillon.
L''abstention se situait autour de 54,97% après dépouillement de plus de 95% des bulletins exprimés dans un scrutin qui concernait 1 566 cantons. Elle est en léger recul par rapport à celle, record, du premier tour (55,67%) mais progresse de plus de 20 points par rapport au deuxième tour des cantonales de 2004 dans les mêmes circonscriptions.
Le Parti socialiste (PS) est crédité de 35,73% des voix, l''UMP de 20,21% et le Front national (FN), qui avait pu se maintenir dans quelque 400 cantons, de 11,73%.
La présidente du FN, Marine Le Pen, s''est félicitée des "montées exceptionnelles" de son parti entre les deux tours, répétant, comme elle l''avait déclaré dimanche dernier, qu''il bénéficie dorénavant d''un "vote d''adhésion".
Les scores élevés enregistrés par ses candidats - 40% en moyenne selon Marine Le Pen -, n''ont toutefois pas suffi pour lui permettre d''atteindre le minimum de dix élus qu''il espérait.
"DEUX DEPARTEMENTS SUR TROIS"
Deux élus FN étaient recensés à Carpentras (Vaucluse) et à Brignoles (Var). Mais le secrétaire général du parti, Steeve Briois, a été battu dans le Pas-de-Calais tout comme le compagnon de Marine Le Pen et numéro deux du FN Louis Aliot dans les Pyrénées-Orientales malgré sa forte avance du premier tour.
Le FN paie une fois de plus son isolement dans un mode de scrutin, majoritaire à deux tours, qui favorise les partis en mesure de conclure des alliances, et ce malgré le refus de l''UMP, inspiré par Nicolas Sarkozy, d''appeler à voter dans tous les cas de figure contre le parti d''extrême droite.
Le Parti socialiste, qui contrôlait déjà 58 départements sur 100, a pris à la droite le Jura et les Pyrénées-Atlantiques.
Il semble bien placé pour faire de même en Savoie, à La Réunion et à Mayotte même si, dans ces trois départements, il faudra sans doute attendre l''élection des présidents de conseils généraux, jeudi, pour que ce succès soit définitivement établi, a indiqué le ministre de l''Intérieur, Claude Guéant.
Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, s''est félicitée que son parti dirige dorénavant deux départements sur trois tout en indiquant qu''il fallait accueillir ce succès "avec beaucoup d''humilité" au vu de l''abstention et du vote Front national élevés.
Son homologue de l''UMP Jean-François Copé s''est dit de son côté "un peu déçu" des résultats d''ensemble et a assuré que le parti présidentiel tirerait les enseignements de la poussée du FN.
 
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