Publicité

Forme insolente pour New Mauritius Hotels

6 décembre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le groupe hôtelier New Mauritius Hotels (NMH) frappe fort. Malgré une conjoncture surtout caractérisée par la stagnation des arrivées touristiques, le plus grand groupe hôtelier du pays affiche une santé insolente.

Il termine effectivement l?année financière 2004 avec un bénéfice net distribuable de près de Rs 851 millions. Cette performance représente une croissance de 22,8 % par rapport aux Rs 692,4 millions réalisées l?année dernière.

Mieux encore, le groupe s?attend à rééditer une tout aussi bonne performance l?année prochaine. Les résultats enregistrés au cours des deux premiers mois de l?exercice 2005 permettent de prédire une hausse significative des revenus au cours du premier semestre.

Meilleur rendement du haut de gamme

?Si les conditions du marché demeurent satisfaisantes au cours du second semestre, le groupe devrait réaliser une croissance de revenus similaire à celle réalisée durant l?année financière 2004?, commente la direction de NMH.

L?exercice 2004 a été un bon cru pour NMH qui a publié ses comptes hier. Le chiffre d?affaires et les bénéfices sont en hausse. La direction du groupe attribue cela à deux principaux facteurs : la très bonne année réalisée par les établissements haut de gamme ? Royal Palm, Dinarobin et Paradis ? et l?appréciation de l?euro.

Au niveau des opérations, les hôtels de luxe du groupe ont enregistré des dépenses moyennes plus élevées par touriste sur chaque nuitée, ce qui a fourni de meilleurs rendements.

Dans l?industrie il est connu qu?un établissement de luxe qui tourne bien rapporte bien davantage que les hôtels de gamme moyenne. Au Royal Palm sont venus s?ajouter le Dinarobin et le nouveau Paradis qui apportent au groupe NMH un panachage de clientèle plus profitable.

Le groupe a également bénéficié de la hausse de l?euro qui est passé de Rs 33.30 ? taux moyen entre l?achat et la vente ? en septembre 2003 à près de Rs 35 à la fin de l?exercice financier de NMH en septembre 2004.

A l?arrivée, NMH affiche une croissance de 15 % du chiffre d?affaires qui passe de Rs 3,9 milliards à Rs 4,7 milliards. Néanmoins, les profits opérationnels progressent à peine pour se situer à Rs 1,2 milliard.

La marge bénéficiaire, ou ratio des bénéfices opérationnels par rapport au chiffre d?affaires global se contracte, passant de 30 % l?année dernière à 27 % cette année.

La direction explique ce repli par une hausse conséquente des dépenses de marketing, de l?enveloppe salariale et de la part croissante de l?activité de tour-opérateur dont les marges sont plus faibles.

Par contre, le groupe hôtelier a pu réduire ses coûts financiers de quelque Rs 66 millions. Ils s?élevaient à Rs 329 millions en 2003 contre Rs 263 millions cette année.

HOTELLERIE

Performance à deux vitesses

■ D?une manière générale les bons résultats de NMH témoignent d?une constante : les grands groupes s?en sortent bien malgré la stagnation du nombre de touristes. Naïade Resorts affiche une croissance de 19 % de son chiffre d?affaires pour les neuf mois de l?exercice en cours tandis que son bénéfice avant impôt passe de Rs 113 millions à Rs 135 millions comparativement à la même période l?année dernière. Au niveau de Sun Resorts, le chiffre d?affaires au cours du premier semestre progresse de 11 % passant de Rs 1,3 milliard à Rs 1,5 milliard. Les bénéfices attribuables progressent eux de 25 %, passant de Rs 153 millions à Rs 192 millions durant la même période. Globalement, les recettes de l?industrie touristique sont en hausse de 27,2 % selon le bureau central des statistiques. Entre janvier et septembre 2004 elles se sont élevées à Rs 16,8 milliards contre Rs 13,2 milliards pour la période correspondante en 2003. Au vu de la performance des grands groupes hôteliers, il est évident que ces recettes supplémentaires ne sont pas équitablement distribuées au niveau de toute l?industrie. Les grands groupes ont pu relever leurs tarifs, qu?ils justifient par des investissements pour monter en gamme. Les petits établissements hôteliers, qui comptent surtout sur un marché régional, sont ceux qui souffrent le plus de la stagnation du nombre de touristes.

Publicité