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Formés pour voler de leurs propres ailes
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Formés pour voler de leurs propres ailes
Leurs visages rayonnent du bonheur d?avoir obtenu une formation qui leur permettra de gagner leur vie. Ils sont, en effet, dix adolescents de Bois-Marchand à avoir bénéficié de cours en plomberie et en électricité de l?Industrial and Vocational Training Board (IVTB), grâce à un programme de formation taillé sur mesure par le Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups (TFSIVG).
Des cours de base, de 150 heures, sont offerts en plomberie, en électricité, en couture, en artisanat et en housekeeping. Et pour rendre la formation plus accessible aux groupes vulnérables, le TFSIVG, en collaboration avec l?IVTB, a conçu un programme de formation pour les jeunes âgés de plus de 16 ans. Faute d?avoir pu étudier jusqu?en Form III, ils n?ont pu satisfaire le critère minimum d?admission pour ces cours dispensés par l?IVTB.
La formation est dispensée dans six mobile training units, des conteneurs transformés en salles de classe, qui sont déplacés en fonction des besoins des étudiants. Cinq localités ont reçu la visite du conteneur itinérant : Poste-de-Flacq, Camp-Diable, Gros-Cailloux, Bel-Ombre et, tout récemment, Bois-Marchand, où les jeunes ont terminé leurs cours par une petite fête organisée par les organismes responsables. Comme cadeau de départ, les élèves ont obtenu du TFSIVG, des outils leur permettant d?entrer dans le monde du travail. Ils recevront leur certificat en janvier.
Pourtant, malgré ces résultats, le Project Manager du TFSIVG, Shyam Hurbungs, estime qu?on peut faire mieux. « Les parents ne réalisent pas l?importance de la formation », regrette-t-il. Ainsi, les réunions d?information dans les localités ciblées avec les parents et les jeunes n?obtiennent pas la réponse espérée, souligne un rapport sur le Mobile Training Programme effectué le 13 novembre.
<B>Retenir le maximum de candidats</B>
Le fort taux d?analphabétisme, l?écart, qui est trop long, entre le CPE et le début des cours, y sont pour quelque chose. Pendant quatre ans ces jeunes sont restés oisifs, et la plupart d?entre eux ont oublié ce qu?ils avaient appris jusqu?en sixième. De plus, ils sont loin d?être motivés et se laissent influencer par des amis qui les entraînent vers des fléaux sociaux.
Plusieurs recommandations ont donc été faites. La formation dans les conteneurs de l?IVTB ne doit pas être la seule activité offerte. Il faut que les ONG et d?autres institutions de la localité accompagnent ces jeunes. Le TFSIVG souhaite ainsi que le ministère de la Jeunesse et des sports, la NATRESA, PILS, l?Action familiale ou encore l?AREU, entrent en jeu pour offrir un programme de formation intégrée. On envisage d?offrir une allocation mensuelle de Rs 500. Et il faudra mettre davantage l?accent sur la capacité de lire et d?écrire des candidats. Même si les cours sont en créole, certains ont du mal à comprendre, ce qui provoque des abandons au beau milieu des cours. Des activités sportives et culturelles pourraient les encourager à compléter le programme.
Des réunions d?information se sont donc tenues vendredi à Pailles. Les autres endroits où les cours sont envisagés sont Chemin- Grenier, Batimarais et Tranquebar. Les organisateurs tenteront, grâce à ces nouvelles données, de retenir le maximum de candidats.
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