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FMI : les bénéfices de la croissance doivent être plus largement distribués
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FMI : les bénéfices de la croissance doivent être plus largement distribués
?L?environnement des affaires s?est considérablement amélioré grâce aux réformes entreprises ces deux dernières années.? Telle est en substance, la déclaration de la mission du Fonds monétaire international (FMI) à la fin de son séjour, (du 27 février au 11 mars) à Maurice. Elle avait à sa tête, l?adjoint au chef de division, Paul Mathieu.
La mission du FMI, lors de la conférence de presse tenue hier matin au siège de la Banque centrale, a loué le caractère assez progressiste du système fiscal, du fait qu?il met à contribution les personnes ayant un fort revenu tout en accordant une exemption aux plus démunies.
La croissance économique réelle est estimée, selon la mission du FMI à 7% du Produit intérieur brut pour l?année 2007-2008. Elle a connu une nette amélioration par rapport à l?année précédente et reflète, selon les experts de l?institution monétaire internationale, la qualité et le sérieux des réformes dans lesquelles le gouvernement s?est engagé depuis 2006-2007.
Les réformes relatives au système fiscal ont particulièrement fait l?objet d?appréciations de la part de Paul Mathieu. Selon lui, les réformes relatives au flat tax rate, fixé à 15%, ont énormément contribué à l?afflux des investisseurs étrangers. Ces derniers ont estimé que ces réformes sont assez convaincantes et attractives. Elles ont également contribué à l?amélioration de l?indice environnemental des affaires dans le pays et ont été à la base de l?expansion des projets IRS, du développement de l?industrie touristique et de la création d?emplois.
Effort accru pour réduire la pauvreté
Mais Paul Mathieu estime que plusieurs défis restent à relever, notamment la réduction du déficit budgétaire. Selon les experts du FMI, son étendue doit être réduite davantage pour diminuer la dette publique. Ainsi l?État pourra utiliser les fonds servant au service de la dette à d?autres usages.
La mission du FMI a encouragé la Banque centrale dans ses efforts pour la mise en application de sa politique monétaire et dans son combat en vue d?atténuer l?inflation qui demeure l?une des principales raisons d?inquiétudes du FMI. Ainsi, la structure institutionnelle de la politique monétaire a été révisée pour renforcer l?effort de réduction de la pauvreté.
Une efficacité accrue dans la gestion des fonds publics est, selon la mission, nécessaire afin de procéder au renforcement de la politique monétaire face à l?afflux massif de capitaux. Selon le FMI, le défi auquel le gouvernement fera face est de soutenir les efforts déployés dans le cadre des réformes afin d?améliorer la compétitivité et de s?attaquer aux goulets de la croissance économique.
De la même façon, des efforts visant à améliorer l?efficacité de l?assistance sociale et à l?élargissement de la base taxable devraient être continuels. Ceci afin de créer l?espace fiscal nécessaire à l?éducation, de recycler la main-d??uvre et de collecter des fonds indispensables aux infrastructures.
La mission a formellement recommandé aux autorités de prendre en considération le caractère vital des efforts à fournir afin de protéger les groupes les plus vulnérables et de s?assurer que les bénéfices de la croissance économique sont largement distribués.
Bien que la mission reconnaisse que l?inflation découle de facteurs exogènes (la flambée des prix du baril de pétrole, l?augmentation du prix de certaines denrées sur le marché international), elle a cependant souhaité plus de compétition dans la chaîne de distribution; elle a tenu à exhorter les distributeurs à exercer beaucoup plus de retenue dans la fixation des prix et à revoir à la baisse, leurs marges de profit.
Nico PANOU
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