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Flou autour du sort de produits explosifs

20 mai 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les deux tonnes d?isopropyl chloroformate, produit hautement dangereux, n?ont pas fini de faire parler d?elles. La Cour suprême a émis hier un ordre interdisant au Receiver manager, Raj Gangoosirdar, de Delta Vision d?éteindre l?électricité dans la chambre froide où se trouvent les produits. Il lui est de même interdit de manipuler les produits, ce qui pourrait «mettre en danger le public et l?environnement».

L?homme de loi de Raj Gangoosirdar, Me Veda Balamoody, explique que son client «se soumettra à l?ordre». Il exprime toutefois une certaine appréhension concernant la mise en demeure que son client fait servir aux autorités concernées ? les ministères de l?Environnement et de la Santé et la police ? le 15 mai pour leur demander de coordonner leurs efforts pour mettre le produit en sécurité. L?homme de loi affirme ainsi que les autorités «nous ont envoyé promener. D?après la loi, le Dangerous Chemical Control Board doit coordonner ses activités avec celles des autorités concernées». Le souci de l?administrateur judiciaire est en effet que l?on se débarrasse du produit de manière à protéger la santé de tous. C?est du reste ce qu?il signalera lundi à la Cour.

Selon l?Environnement, trois options existent pour en finir avec les deux tonnes d?isopropyl chloroformate aissées par Delta Vision, sous liquidation judiciaire depuis le 29 mars. La neutralisation, l?exportation pour la réutilisation et l?incinération. Pour ce qui est de la dernière option, Maurice est en pourparler avec la France, les Etats-Unis, Singapour, l?Inde, et l?Allemagne, entre autres. Si jamais c?est la deuxième option qui est choisie, l?Inde et Singapour sont des choix possibles.

La Solid Waste Management a également exprimé le souhait d?assister l?Etat à travers son partenaire indien, Excel Industries. Pour sa part, la firme AEL-DDS a fait savoir au gouvernement qu?elle détient le savoir-faire et la logistique requis pour la manipulation et le transport de produits explosifs. Les ministères concernés ont reçu l?ordre de maintenir le contact avec des experts étrangers. Selon certaines sources, il faudra débourser quelque Rs 5 m pour se débarrasser du produit. «Mon client est prêt à partager les frais», dit Me Veda Balamoody.

Delta Vision n?est pas non plus au bout de ses peines. Un des principaux actionnaires de la compagnie, en l?occurrence Delta Group Holdings, dit n?avoir pas été informé de la mise en liquidation de la société. L?investisseur, qui est basé en France, a écrit au PM, Navin Ramgoolam : «Nous apprenons, par des coupures de presse qui nous ont été adressées depuis, l?évident désarroi de nos collaborateurs, accru par la manière dont la procédure a été menée», écrit le partenaire désabusé.

Interrogé à ce sujet, le receiver-manager, insiste que toutes les procédures sont respectées. Selon la loi, il incombe à la compagnie d?informer ses actionnaires s?il y a une procédure de liquidation, explique-t-il. «Les responsabilités sont bien partagées et il faut que chacun en assume», affirme Raj Gangoosirdar.

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