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Fini le temps des malentendus
Décrispation. C?est ce qui qualifierait le mieux le mood des membres du secteur privé et ceux du gouvernement lors de la réunion de travail conjointe tenue hier .
Les relations entre ces deux partenaires s?étaient quelque peu dégradées après les commentaires, jugés trop osés, des représentants du secteur privé sur le budget 2003-2004.
Lors de leur intervention durant les débats sur le discours du budget et le Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth et le vice-Premier ministre, Paul Bérenger, n?ont pas hésité à dire leur amertume. « Ils étaient contents avec les profits qu?ils réalisaient. Selon eux, il n?y aurait jamais eu d?autres difficultés» avait indiqué Sir Anerood Jugnauth.
En revanche, Paul Bérenger n?y est pas allé de main morte. « Il est triste que certains du secteur privé ont noirci ce budget en disant que nous ne faisons pas assez pour eux ». Il avait même déclaré que le budget a été critiqué par une poignée d?hystériques à la Mepza.
Malgré la décrispation d?hier, Paul Bérenger a donné l?impression que pour lui, les remarques, plus particulièrement celles des représentants de la zone franche ,lui sont restées en travers de la gorge. Il a rappelé qu?une des premières mesures introduites par le Parti Travailliste au pouvoir en 1995 était d?augmenter la facture de l?eau dans la zone franche. Il a ajouté que lorsque le nouveau gouvernement est venu au pouvoir, une de ses premières mesures a été de réduire le tarif de Rs 13 à Rs 6 le mètre cube.
Le rappel de Paul Bérenger n?a semble-t-il pas agacé outre mesure Danièle Wong, manager de la Mauritius Export Processing Zone Association (Mepza) qui était montée au créneau pour dire ses quatre vérités sur le budget. À la fin de la réunion, elle affichait le sourire.
« Objectifs atteints. Nous avons pu nous faire entendre. »
Divergence de vues
Mukeshwarsingh Gopal, président de la Mepza a placé les différends entre le secteur privé et le gouvernement sous le couvert d?une divergence de vues. « Il n?y a pas eu de malentendus. Chacun exprimait son point de vue. Une véritable synergie s?est dégagée entre le secteur privé et le gouvernement en particulier le secteur du textile. Le Premier ministre et le vice-Premier ministre ont exprimé leur détermination à trouver des solutions face aux problèmes de la zone franche. Nous avons été particulièrement touchés par la disponibilité du vice-Premier ministre et ministre des Finances, M. Paul Bérenger, à intervenir au cas où des décisions rapides doivent être prises. »
Pour Jean-Noël Humbert, secrétaire général de la Chambre d?Agriculture, la réunion s?est déroulée dans une excellente atmosphère. Elle était très constructive. Il y avait une volonté de voir au delà de nos divergences.
Pour le président du Board of Investment (BOI), Prem Nababsing, cette initiative est « fort enrichissante car les représentants du gouvernement et ceux du secteur privé se sont exprimés sur les problèmes actuels notamment les difficultés du secteur textile. Un comité conjoint a été mis sur pied et se mettra au travail dès la semaine prochaine ».
La satisfaction était aussi perceptible du côté des membres du gouvernement. Pour le ministre des Administrations régionales, Joe Lesjongard, « cette réunion s?est déroulée dans une très bonne ambiance. Des malentendus ont été dissipés. On a créé un excellent espace pour travailler ensemble en toute sérénité. »
Une atmosphère correcte
Showkally Soodhun, ministre du Travail se dit satisfait que le dialogue ait prévalu. « Les discussions ont été d?un excellent niveau. Personne n?a essayé de se lancer des piques. Le Premier ministre et le vice-Premier ont été à la hauteur. »
Même satisfaction du côté de Pravind Jugnauth, ministre de l?Agriculture. «Les travaux de cette réunion se sont déroulés dans une atmosphère correcte. Le secteur privé est satisfait de la réforme dans le secteur non-sucre. La collaboration entre gouvernement et secteur privé a toujours existé et nous oeuvrons toujours dans ce sens. Le secteur agricole constitue un des dossiers les plus délicats dans le cadre des négociations avec l?Organisation Mondiale du Commerce.»
L?enthousiasme était de mise du côté de la Banque de Développement de Maurice (DBM). « Nous sommes prêts pour mettre en application les mesures annoncées dans le budget 2003-2004 surtout celles destinées à des secteurs prioritaires. Pour faciliter la mise en place de ces mesures, nous allons instaurer une procédure extrêmement rapide », rassure Benyram Chooramun, directeur général de la DBM.
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