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Filière crevette : l?or rose en danger

20 décembre 2007, 00:00

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Filière crevette : l?or rose en danger

Effet de la flambée du prix de l?or noir et du repli du prix de l?or rose en Europe, la filière crevette traverse une période trouble que les professionnels qualifient de crise.

Lors de la signature d'un accord de partenariat avec le World Wide Fund (WWF) en début de semaine, les responsables du groupe UNIMA, leader de la production et de l'exportation de crevettes à Madagascar, ont évoqué les nombreux problèmes qui menacent leurs activités, tant au niveau de l?aquaculture que de la pêche.

La hausse du coût de production due à la flambée du prix du carburant, la flambée du prix de la farine de poisson pour l?aquaculture et le repli du prix de la crevette sur le marché européen font que la filière crevette est dans une phase de morosité économique.

«Le commerce de la crevette est déficitaire aujourd'hui avec une baisse des tarifs estimée à 30 % sur le marché européen», explique Amyne Ismail, directeur géneral du groupe Unima. Selon lui, « les acheteurs imposent des normes de qualité et des pratiques de pêche de plus en plus exigeantes et coûteuses qui ne sont pas compensées au niveau des prix d?achat ».

L?exportation de crevettes représente 10 % des ressources en devises pour Madagascar. Sur les 14 000 tonnes qui sont annuellement exportées par le pays, le groupe Unima en fournit à lui seul près de la moitié, dont 5 000 tonnes obtenues par acquaculture, avec 70 millions d?euros de chiffre d'affaires. C?est également une source importante d?emplois avec près de 4 000 emplois directs et près de 30 000 indirects.

Ce poids de la filière dans l?économie impose de trouver des solutions pour garantir sa pérennisation. Le partenariat avec la WWF s?inscrit justement dans cette optique.

Son objectif est la mise en place d?un éco-modèle pour une pêche responsable avec l?appui technique des experts de la WWF qui étudieront les activités de pêche et de crevetticulture, notamment leurs impacts sur l'environnement, et proposeront des solutions, appuyées d?indicateurs de performance.

Le groupe UNIMA dispose déjà d'une solide réputation en matière de protection environnementale, avec seulement 7 % de pêche accidentelle contre une moyenne mondiale de 25 %.

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