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Fight Apart soldats de la révolution
C?est le 17 juin, au Théâtre de Port-Louis que se jouera leur destin. Le lancement officiel de leur album y aura lieu, l?occasion pour Fight Apart de passer de l?ombre à la lumière en faisant montre de leur talent. Ils sont tous passionnés par la musique. Fallait pas en attendre moins !
Cassis, on pourrait l?appeler la cité des graines de stars, celle des artistes aujourd?hui reconnus sur le circuit local et international. Cassiya, Menwar, Alain Ramanisum?
Fight Apart, c?est douze membres qui ont tous appris à jouer des cordes, des touches et des notes sur le tas. Le groupe c?est un peu une famille recomposée. Il y a Roland Serret le mentor, ancien batteur et guitariste depuis ses 20 ans aujourd?hui soliste au sein du groupe. Ensuite, nous retrouvons ses fils Jimmy Serret, bassiste et Jean-Noel Serret, au clavier et puis des cousins et des voisins convertis à la vibe sitôt mis un instrument entre les mains. Le reste du groupe est composé de Guilliano Widley au clavier rythmique, Jean François Bignoux à la guitare rythmique, Yannick Flore à la batterie, Yohan Bridoux aux percussions. Enfin, Richard François, Nelson Jean, Louis alias Colonel et Rody Sakir poussent la chansonnette.
<B>Véritable laboratoire</B>
Des huit rencontrés, ils étaient tous pas très loquaces mais dès qu?ils se mettent à jouer, l?atmosphère change quelque peu. Vous l?aurez compris : les Fight Apart parlent à travers leur musique. Dans leur local «véritable laboratoire », trois fois la semaine sans limite d?heures et d?inspiration, leur reggae s?expérimente, évolue, et ne laisse pas indifférent. La preuve avec Linley, grand amateur de reggae et de bonne musique qui n?a pu s?empêcher de se joindre à eux et à leur cause.
Ces habitués des fêtes du quartier et de la région ont enfin la possibilité de se faire entendre de tous, d?exprimer leur point de vue et leur révolte face aux problèmes de société, de dénoncer un «system racial» ou encore de dire «la vérité» sur les réalités des ghettos.
Directeur artistique, professionnel de l?évènementiel et de la conception de spectacles, le fils de l?humoriste Lindsay Moothien, Linley s?est fait porte-parole du groupe. Dès son adhésion, il s?est affairé à leur construire une identité visuelle à travers le logo à la Che Guevara, peint et multiplié dans toute la cité et aux alentours de Port-Louis. «Une autre façon d?exister.» Il s?est aussi investi dans la distribution du CD et la recherche d?opportunités de spectacles. Celui-ci a des idées plein la tête. «Je compte bien les exposer au maximum, entamer une tournée promotionnelle après le lancement officiel de l?album et les faire jouer avec d?autres groupes sous les chapiteaux installés dans plusieurs régions de l?île ».
Le deuxième album il y pense déjà.
Mais rien ne presse. Les Fight Apart veulent se perfectionner pour qu?un jour ils puissent comme ils le disent si bien « saut dilo» et répandre leur musique hors de nos côtes. Leur album est en vente à Rs 175 au stand de Winner?s de Forest-Side, à Débarcadère et au Centre Commercial de La Tour Koeing jusqu?à dimanche et à travers l?île les jours suivants.
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