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Ferraille : les règles strictes déjà en vigueur
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Ferraille : les règles strictes déjà en vigueur
Aucun étranger ne sera autorisé à s?adonner au commerce de ferraille à Maurice. De nouvelles règles sur cette activité sont en vigueur depuis hier. Les entreprises et individus évoluant à diverses étapes de la chaîne devront détenir des permis spécifiques pour pouvoir opérer.
Le ministre du Commerce et de l?Industrie, Rajesh Jeetah, a présenté hier les nouveaux règlements. ?Nous avions trois options : ne rien faire et laisser la situation perdurer, interdire le commerce de la ferraille tout court et réglementer l?exportation des débris. Nous avons choisi la troisième voie?, explique le ministre.
Dorénavant, les exportateurs de ferraille devront payer une somme de Rs 50 000 au ministère du Commerce pour avoir l?autorisation de pratiquer. Les autorités exigent aussi que ces opérateurs aient au moins 12 mois d?expérience dans ce domaine pour se qualifier.
Les scrap metal dealers, soit les intermédiaires qui récupèrent les débris auprès des collecteurs et les acheminent vers les exportateurs, doivent, eux, s?acquitter d?une somme de Rs 25 000 pour la licence. Les camionneurs engagés dans cette opération sont tenus de verser une somme de Rs 10 000 pour pouvoir transporter les épaves et autres objets à la casse.
Les collecteurs seront pour leur part munis d?un badge qui les distinguera en tant que marchand de ferraille. Ils seront autorisés à travailler entre 7 heures et 17 heures seulement.
Le ministère s?intéresse également à l?aspect esthétique de ce business. Les propriétaires de cimetières de vieux objets sont tenus de prendre des dispositions pour améliorer le côté esthétique de ces espaces.
Ces nouvelles règles visent à s?assurer que l?activité des métaux évolue dans un cadre organisé. Plusieurs filières illicites se sont développées autour de ce commerce. Le vol de ferraille à travers l?île a pris une ampleur inquiétante avec des personnes, voire des bandes organisées, qui pillent les biens privés et publics pour obtenir des métaux. Ceux-ci sont récupérés par des intermédiaires et éventuellement par des entreprises et individus engagés dans l?expédition de la marchandise à l?étranger.
Le ministère exigera aussi que les intermédiaires aient des informations sur leurs sources d?approvisionnement et sur l?identité de leurs fournisseurs pour s?assurer que les filières autorisées sont respectées.
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