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Femmes patrons d?entreprise en proue
Qu?est-ce qu?un entrepreneur ? C?est un «preneur» de tout ce qu?il y a «entre». Ce jeu de mot d?André Diverse, du World Economic Forum de Genève, a séduit l?audience hier lors de la célébration de la journée internationale des femmes chefs d?entreprise à l?Industrial and Vocational Training Board (IVTB) de Phoenix.
«Vous avez pris, vous avez empoigné et ne lâchez surtout pas !», a-t-il ajouté en faisant référence à l?opportunité que les femmes ont saisi pour arriver là où elles sont aujourd?hui. André Diverse a confié avoir grandi entouré de femmes qui se sont toujours prises en charge. «Par leur approche, les femmes sont la solution à beaucoup de problèmes sociaux.»
Le jeune Américain, expert en économie et fervent admirateur des qualités innées de la gent féminine, a salué le cheminement de ces femmes qui, grâce à leur persévérance, ont pu briser de nombreux tabous et préjugés et qui sont parvenues à la tête de diverses organisations dans le monde entier. «Ce sont des éclaireurs et c?est la responsabilité des autres femmes, qui n?ont pas eu autant de chance, de trouver la lumière.»
Il a expliqué son credo en davantage de participation féminine à la vie active. «La femme possède des atouts tellement sous exploités. Son sens de l?initiative et de l?innovation, ajouté à son intuition et sa sensibilité, fera d?elle un chef d?entreprise extraordinaire.»
La ministre des Droits de la femme, Arianne Navarre-Marie a lu le message de Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, adressé aux femmes : «Ne vous contentez pas de votre succès. Allez vers les autres femmes et ce faisant, vous allez contribuer à l?avenir de toutes les femmes et donc à l?humanité toute entière.»
Le même constat est revenu hier à l?IVTB de Phoenix. Soit que le nombre de femmes qui se sont fait une place au soleil demeure une minorité à cause de l?ignorance qui perdure. L?année dernière, et ayant augmenté de 21 % depuis 1993, 34 % des femmes actives à Maurice formaient la main-d??uvre de la zone franche. Alors que chez les hommes du même secteur, la marge de progression ne se chiffre qu?à 8 %.
La tendance se confirme : il y a de plus en plus de femmes qui font un travail qualifié à haut risque mais qui ne requiert pas de grande qualification académique et qui est donc mal rétribué. Si d?aucuns ont argué que cela provient de la globalisation, la réponse d?André Diverse a été : «Si la globalisation fait de beaucoup de femmes des victimes, elle leur offre aussi plus d?opportunités.»
Encore une fois, l?accès à l?éducation et à l?information s?avère être la clé des problèmes. La ministre Navarre-Marie a donné la garantie que le gouvernement, très au courant, tente d?aider la population en conscientisant les femmes et les enfants.
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