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Fed Cup : Forget it !

30 décembre 2004, 00:00

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Comme il l’avait laissé entendre au lendemain de la finale perdue face à la Russie fin novembre, Guy Forget a décidé de renoncer à son poste de capitaine de l’équipe de France de Fed Cup. Cause principale de ce départ : la juxtaposition des calendriers de Fed Cup et de Coupe Davis en 2005, Forget ayant donné sa parole aux garçons. On ne connaît pas encore le nom de son successeur à la tête de l’équipe féminine mais quel qu’il soit, il aura fort à faire pour reprendre le flambeau d’un capitaine qui a mené ses troupes à la victoire en 2003.

Ce n’est pas à proprement parler une surprise. En annonçant qu’il renonçait à diriger l’équipe de France de Fed Cup, Guy Forget n’a fait que confirmer ce qu’il disait déjà fin novembre à l’issue de la finale de la Fed Cup perdue par ses protégées face à la Russie à Moscou. “Vous n’êtes pas sans savoir que l’année prochaine, il y a un calendrier avec des matches de Coupe Davis et de Fed Cup qui, quasiment, se juxtaposent. Moi, je n’aime pas faire les choses à moitié. Cela risque donc de poser problème l’année prochaine.”

Et le capitaine des équipes de France de se prononcer alors clairement en faveur des garçons, auxquels il avait donné sa parole. Restait à convaincre d’un côté les filles, qui désiraient bien évidemment continuer avec lui, mais aussi la Direction technique nationale qui, selon Guy Forget, lui a donné son “feu vert” pour annoncer sa décision, avant même que le nom de son successeur ne soit connu.

“Tout à construire” en Coupe Davis

Comme en novembre, l’unique raison de ce retrait tient à la juxtaposition de ces calendriers qu’il estimait incompatible avec sa double charge. “C’est important que les filles puissent avoir quelqu’un de complètement disponible”, explique Forget qui serait resté si ce problème de calendrier ne s’était pas posé. Et s’il a choisi les garçons au détriment des filles, c’est donc d’abord parce qu’il avait donné sa parole aux premiers, mais aussi parce que le challenge lui semble plus intéressant et plus difficile à relever avec “tout à construire” en Coupe Davis, le capitaine reconnaissant lui-même être bien incapable de donner les noms des joueurs qui composeront l’équipe face à la Suède pour le premier tour début mars.

Alors qu’en Fed Cup, avec Amélie Mauresmo, qui a confirmé qu’elle se tiendrait prête pour la compétition en 2005, Nathalie Dechy, et Tatiana Golvin notamment, l’équipe de France lui semble suffisamment armée pour “assurer la continuité.” Guy Forget choisit donc la difficulté, tout en faisant remarquer au passage qu’un retour à la tête de l’équipe de Fed Cup n’est pas impossible dans les années à venir. Une équipe de Fed Cup, qu’il a grandement contribué à fédérer, la compétition ayant sous ses ordres retrouvé grâce auprès des meilleures joueuses françaises. Le sommet fut bien évidemment la victoire à Moscou en 2003 face aux États-Unis, un exploit que les Françaises ne sont pas parvenues à rééditer fin novembre au même endroit, ne s’inclinant qu’en finale face à une forte équipe de Russie.

Le successeur de Guy Forget aura du pain sur la planche pour maintenir cette harmonie au sein d’une équipe féminine qui a encore de beaux jours devant elle, trois noms revenant sur le devant de la scène, ceux de Georges Goven, Arnaud Boetsch et... Yannick Noah, le prédécesseur de Forget. À propos de ce dernier, il se pourrait que Christian Bîmes, avec lequel Noah est en guerre ouverte à l’approche des élections pour la présidence de la FFT (5-6 février), freine des deux fers...

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