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Faux certificat de décès : le DPP décidera du sort du docteur

9 août 2003, 20:00

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Ce sera finalement au Directeur des poursuites publiques (DPP) de décider si le Dr Boodhiman Radhakeessoon sera poursuivi ou non pour avoir émis un faux certificat de décès. Le médecin avait déclaré que Simonette Delphine était morte d?un ?dème alors que, la veille, celle-ci avait été battue à mort par son mari.

Le 30 juillet, les funérailles de la victime allaient avoir lieu lorsque sa s?ur aînée, découvrant des ecchymoses à son cou, a alerté la police. Ses doutes étaient fondés car le médecin légiste Amah Charrya Gujjalu a attribué la mort de Simonette à un éclatement du foie. Elle a également eu des côtes brisées et des bleus sur différentes parties du corps.

Arrêté, Ricard Delphine est passé aux aveux. Il a raconté comment il a tué sa femme, en l?étranglant et en la piétinant lors d?une soirée arrosée au rhum. Témoin de la scène, la fille aînée du couple, âgée de 14 ans, a aussi été entendue par la Criminal Investigation Division (CID) de Flacq. Ce n?est que mercredi dernier que le Dr Radhakees-soon a été invité par les enquêteurs à donner sa version des faits.

En présence de son avocat, Me Veda Baloomoody, il a indiqué qu?il s?est peut-être mépris sur les causes de la mort de Simonette Delphine. Lorsqu?il a examiné le corps, il faisait très sombre dans la case en tôle. Ceci expliquerait qu?il n?a pas aperçu les bleus sur le corps.

Le médecin a confirmé que c?est le père de Ricard Delphine qui l?a contacté pour examiner le corps de Simonette Delphine. Ni le vieil homme, ni sa femme ne savaient que le fils venait de tuer son épouse. Ce dernier était venu les voir le matin du 30 juillet, leur déclarant qu?il y avait « éne kikchose grave kot li ». La mère de Ricard a placé sa main sous le nez de Simonette et, en découvrant qu?elle ne respirait plus, a demandé à son mari de trouver un médecin.

Au vu de ces éléments, la CID de Flacq n?a pas inculpé le médecin, préférant avoir l?avis du DPP pour décider de la marche à suivre. Dans cette tragédie, ce sont les trois enfants du couple qui sont les plus affectés. Ils sont désormais sous la responsabilité de leur grand-mère paternelle.

Cette affaire ressemble à celle survenue à Petit-Bois. Comme les Delphine, les Estasie étaient connus pour leurs coups de gueule et leurs disputes en pleine rue après des beuveries. Le 9 juillet, Jennifer frappe Denis d?un coup de couteau à la clavicule droite sous les yeux de leurs quatre filles. Admis à l?hôpital, il obtient sa décharge le surlendemain. Le 12 juillet, Denis s?effondre, terrassé par une hémorragie interne. Depuis, Jennifer répond d?une accusation provisoire de meurtre.

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