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Farhad Khoyratty, coordinateur de la 5e ?International writers? conference?

8 octobre 2007, 00:00

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Hommage à Gandhi pour la cinquième conférence internationale des écrivains, qui s?est tenu le 2 et 3 octobre. D?où vient ce choix ?

D?abord parce que cela coïncide avec l?anniversaire de sa naissance. Si on jette un coup d??il aux précédentes conférences, les thèmes ont tout le temps eu quelque chose à voir avec la paix. Ainsi qu?avec le rôle de l?écrivain qui a de plus en plus de mal à se faire entendre. Sa voix est dominée par celle des hommes politiques, du marketing, du business qui sont plus sexy et attirants. Pourtant, c?est l?écrivain qui est en communion avec le monde transcendantal, qui voit les choses dans leur globalité. Sa voix est replacée par des raccourcis vers des réponses futiles. C?est pourquoi il a besoin de ce forum pour s?exprimer. Pour avoir une alternative. On achète de moins en moins les livres. Et quand on parle de paix c?est de paix extérieure, celle qui ne dure pas.

Parlez-nous des invités étrangers à cette conférence. Des Sud-Africains, des Indiens pas forcément connus du grand public. Parmi, il y a Paul Wilmot qui a traduit le Mahabharat...

Lui, c?est un ami d?Oxford. Il est déjà venu chez nous. A l?époque, comme il est aussi pianiste, il avait donné un concert au conservatoire François Mitterand.

Il est là parce que c?est un de vos amis ?

De toute façon il venait à Maurice. C?est une coïncidence. Et comme je suis le coordinateur académique de la conférence, mon rôle est de trouver la balance académique de l?événement. De réunir des écrivains, des universitaires au parcours différent pour qu?il y ait un vrai débat. Prenez par exemple Deena Padayachy qui est médecin généraliste et poète. Ou le professeur Manrakhan, mathématicien qui écrit. Paul Wilmot est un traducteur avant tout. Il a la complexité d?être britannique, d?être diplômé en Sanskrit. Moi même, je suis aussi dans l?éducation à l?environnement. Il faut une approche pluridisciplinaire. Des gens qui appartiennent à des méthodologies différentes.

Une réunion d?intellectuels. Pour le profane qui peut se sentir exclu d?une sorte de salon littéraire, qu?est-ce qui ressort de ce type d?événements ?

C?est comme dire qu?une famille ne doit pas se rencontrer à Noël. Disons que cette conférence, c?est un exercice avec une dimension internationale, un cousinage. C?est bon pour cultiver notre réseau. L?écrivain qui n?a pas de discussion, de confrontation végète. Il s?agit d?insuffler de la vie pour trouver la voie alternative à toutes les autres. Alors, le mot ?paix? devient une tendance internationale. Et puis, nous ne sommes pas hermétiques mais ouvert au grand public. A la fin, un magazine sera produit qui pérennise le débat.

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