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Faible score prévu pour le produit intérieur brut

21 avril 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L?Economist Intelligence Unit (EIU) est pessimiste. La publication britannique estime que la croissance du produit intérieur brut (PIB) sera de 3 % cette année et de 2,5 % en 2007.

Au début du mois, le Central Statistics Office avait lui ramené ses estimations de croissance de 5,1 % à 4,7 %.

L?EIU justifie son estimation par les difficultés de la zone franche, du textile-habillement plus particulièrement, et de la réduction du prix du sucre. Ainsi, la croissance dépend plus du secteur des services et du tourisme, qui bénéficie d?investissements soutenus et d?une croissance mondiale robuste.

L?EIU estime que les investissements effectués dans la cybercité commenceront à porter leurs fruits en 2006-2007. Les investissements du secteur privé local et étranger augmenteront sensiblement, générant des revenus dans des services tels que la gestion de données, les centres d?appels et les centres de recouvrement de données.

Le taux d?inflation, de 4,9 % en 2005, grimpera à 5,1 % cette année avec la hausse des prix des produits pétroliers et de l?alimentation générale. Celui, élevé, du chômage posera problème à cause des pertes d?emplois prévues dans le sucre et le textile.

Pour l?EIU, le gouvernement est coincé entre des pressions pour une hausse des dépenses sociales ? notamment dans l?éducation ? et la nécessité de réduire le déficit budgétaire. Le besoin de moderniser les infrastructures et les institutions implique aussi des investissements conséquents.

Si le gouvernement veut maintenir cette stratégie de faire de Maurice une économie de services à forte valeur ajoutée, des décisions difficiles seront inévitables dès 2007. Notamment d?augmenter la ponction fiscale.

Le pays sera aussi obligé d?appliquer les recommandations du Fonds monétaire international pour des réformes structurelles et une stratégie fiscale crédible, soutient l?EIU.

La privatisation et la réforme des organismes parapublics qui roulent à perte sont aussi une option, difficile politiquement. A moins que les contraintes de revenus ne forcent le gouvernement à des décisions courageuses. Néanmoins, afin de rendre les entreprises parapubliques intéressantes pour les investisseurs du privé, il faudra augmenter les prix et tarifs des produits contrôlés.

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