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Existe-t-il un Paul Gopalsingh ?

5 juillet 2003, 20:00

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On ne saura jamais si c?est au commissaire de police ou au Premier ministre suppléant que l?avocat Ivan Collendavelloo s?adressait au téléphone en début de soirée le 23 juin, alors que son client Philippe Forget était en garde à vue.

Le leader de l?opposition insinue que l?avocat parlait à Paul Bérenger et lui attribue d?avoir prononcé : « Oui Paul, oui Paul ». Or, dans sa réplique aux questions supplémentaires de Navin Ramgoolam, le Premier ministre a insisté, à plusieurs reprises, sur le fait que c?est uniquement sur l?intervention de l?avocat auprès du commissaire de police que Philippe Forget, a été remis en liberté sur parole. L?interpellation de ce dernier a fait l?objet mardi de la PNQ du leader de l?opposition. Hormis l?accrochage sur ce thème entre le chef du gouvernement et le leader de l?opposition, la séance a été très bon enfant. Finis les chiffres et les interminables sessions sur le budget. Celle de mardi se déroule devant plusieurs fauteuils vides dans les travées de la majorité. Par moments, pas moins de neuf sièges sont inoccupés. Pravind Jugnauth et Jayen Cuttarree manquaient à l?appel au premier rang. Ces deux absences ont laissé le champ libre au Premier ministre et à son adjoint. La première partie de la séance consacrée aux questions prend fin en moins d?une heure. Les quinze interpellations des députés de la majorité sont vite expédiées. La séance démarre d?ailleurs avec un quart d?heure de retard. On attend

le Premier ministre qui peaufine sa réponse à la PNQ. L?opposition a d?ailleurs fait ses choux gras de l?interpellation de son leader. Il faut savoir que ses députés n?avaient pu déposer à temps leurs questions parlementaires au secrétariat de l?Assemblée. Navin Ramgoolam, Madun Dulloo, puis Xavier-Luc Duval, ont tiré sur la corde au maximum pour remplir les 30 minutes imparties à cette première question. Navin Ramgoolam tente d?abord de démontrer que la police traite les personnes interpellées par l?Icac selon les liens politiques de leurs hommes de loi. Il note que l?ancien ministre Mukhesswur Choonee, Ameena Rojoa et Robert Lesage n?ont pas eu la même chance que Philippe Forget, client de Me Ivan Collendavelloo, et sont restés plus longtemps en cellule. Le leader de l?opposition fait, entre autres, mention d?une bribe de conversation téléphonique que l?avocat Collendavelloo, député et secrétaire général du MMM, aurait eue avec Paul Bérenger. Le leader de l?opposition y voit une ingérence du Premier ministre par intérim auprès du commissaire de police. « Counsel was saying « oui Paul, oui Paul ». Unless the Commissioner is called Paul Gopalsingh », dit-il. Cette thèse est réfutée par Sir Anerood Jugnauth, qui explique que Philippe Forget a été libéré uniquement sur intervention de son homme de loi. « I am not aware », rétorque-t-il au leader de l?opposition qui lui demande si le Premier ministre par intérim avait appelé le commissaire de police « The Commissioner of Police used his discretion to release him on parole. » En dépit de plusieurs autres questions, le chef du gouvernement et ministre de l?Intérieur s?en tient à cette explication.

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