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Etudes supérieures : Ce que recommande l?Etat
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Etudes supérieures : Ce que recommande l?Etat
Un diplôme classique de droit pour aller plaider en cour, les formations en comptabilité ou en gestion? Force est de reconnaître que l?on ne se bouscule plus pour y être inscrit. A mesure que le pays se modernise, et le marché du travail avec, c?est le cyber-droit qui a préséance, comme les formations pour devenir analyste- financier, spécialiste de l?investissement ou ingénieurs en informatique. C?est du moins l?avis du directeur de la Mauritius Employers Federation (MEF), Azad Jeetun.
Et c?est ce dont les 10 310 étudiants, qui auront leurs résultats aujourd?hui, devront tenir compte s?ils songent à faire des études supérieures. Les noms des lauréats devraient être connus à la mi-journée, alors que les résultats seront affichés dans les collèges vers les 14 heures.
«Besoin de diplômes très spécialisés»</B>
Ainsi, Azad Jeetun, estime «que celui qui part pour l?étranger ? au vu des opportunités qu?offre le pays ? doit revenir avec deux diplômes s?il veut être un professionnel bien rémunéré. Pas que pour sa carrière personnelle, mais aussi parce que le pays a besoin de diplômes très spécialisés. Je crois que les Mauriciens réalisent qu?avec seul un HSC en poche, les perspectives de carrière sont très limitées. Des compétences avec d?importantes valeurs ajoutées : voilà ce que le pays recherche pour réussir sa modernisation.»
Pour lui, celui qui opte pour les finances en général pour un premier diplôme, doit par exemple choisir une spécialisation, qui offrira plus de débouchés. «Vu l?évolution de l?économie, le secteur financier est appelé à connaître un essor important. Et c?est dans ce contexte, qu?un simple diplôme en finance ne suffira plus. Des spécialistes en offshore, en investment banking, des analystes financiers, des risk managers, des funds managers, ou encore les spécialistes en forensic accounting, et même les financial services law, sont les plus recherchés.»
D?où le fait, indique-t-il, que ceux qui optent pour le droit ne peuvent plus envisager cette filière comme ils le faisaient il y a 15 ans. Aujourd?hui, les compétences manquent dans les domaines tels que la cyber law, les lois commerciales, l?Intellectual Property Law, l?International Corporate and Buisiness Law, la loi sur le commerce international, entre autres.
<B>Des compétences non disponibles</B>
Le directeur du Joint Economic Council, Raj Makoond, souhaite ainsi que les étudiants consultent la liste des priorités pour les études en fonction des besoins du pays. Cette liste est disponible soit à la Tertiary Education Commission (TEC), soit sur le site de cet organisme. La list of Indicative Priority Field Of Study 2007-2008, est élaborée après consultations avec le secteur privé.
Raj Makoond rappelle que les besoins du pays en ce moment se concentrent surtout dans le secteur informatique où il y a un besoin d?ingénieurs ou encore de techniciens spécialisés. Il pense aussi que le secteur financier exige des compétences qui ne sont pas disponibles en ce moment.
Les annonces qui paraissent en ce moment pour des bourses d?études définissent également les secteurs de choix. L?appel à candidatures pour sept bourses sous la India Commonwealth Scholarship fait état de deux bourses pour les Sciences, deux bourses pour l?engineering, deux bourses pour l?économie et le commerce, et une bourse pour les sciences sociales. Ce programme ne permet toutefois pas des études en pharmacie et de droit.
Pour ce qui est des études médicales, la liste des priorités pour le postgraduate level, indique que les spécialités prioritaires sont l?anesthésie, la cardiologie, la chirurgie cardiaque, la chirurgie dentaire, la diététique, la neurologie, la virologie, la psychiatrie, entre autres. Toujours pour le postgraduate level, l?agriculture avec un accent sur la biotechnologie ou encore la culture hydroponique sont mis en avant, tout comme l?éducation et les langues modernes, le Special Needs Education, l?ingénierie dont l?ingénierie aéronautique, l?ingénierie marine, l?ingénierie dans les télécommunications, entre autres, le Land Resource Management, le Human Resource Management, le Water Resource Management, les sciences appliquées, les sciences sociales dont la psychologie des enfants, le textile et le Tourism and Hospitality Management.
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