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Et si la France se passait d’Henry ?
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Et si la France se passait d’Henry ?
Le contraste est saisissant. Thierry Henry, fer de lance de l’attaque française, reste désespérément muet. À l’image de toute l’équipe, le Gunner cherche, il se démène, mais ne trouve pas la solution.
Tout le monde a parlé d’un mieux face à l’Irlande samedi soir, qui se veut d’ailleurs plus net du côté des joueurs que de leurs suiveurs, mais ce match a néanmoins mis en avant les carences offensives actuelles des Bleus.
En bon exemple que son statut lui confère, “Titi” a ainsi beaucoup parlé avec Djibril Cissé et Robert Pires notamment. En pure perte ? Sans doute pas, car la discussion au sein du groupe est primordiale.
On parle souvent de confiance pour ce poste si particulier. Avec deux seuls buts inscrits face à la Suisse lors de ses treize dernières rencontres en sélection, il est impossible de ne pas parler de la différence avec le Henry si brillant sous le maillot d’ Arsenal.
La comparaison brute serait faussée. Mais il est tout de même évident qu’il ne se sent pas suffisamment épaulé pour se lâcher de la même manière et tenter par exemple une talonnade victorieuse, comme ce fut le cas face à Charlton. Le culot, il l’a, l’envie aussi. La réussite, c’est moins sûr…
Il y a ce penalty manqué face à la Bosnie-Herzégovine au mois d’août (1-1) et les quelques têtes hors du cadre face à la Suisse et la Grèce lors de l’Euro ou plus récemment contre Israël. Henry n’est pas intouchable, il a aussi le droit de rater des choses. Mais il ne peut pas tout faire tout seul.
À qui l’associer ?
Son association avec Djibril Cissé a clairement montré ses limites. L’attaquant de Liverpool ne possède pas le bagage technique suffisant pour jouer dos au but ou en remise. Il faut l’utiliser sur ses points forts, c’est-à-dire dans l’espace pour que sa vitesse fasse la différence.
Dans tous les autres systèmes, il ne sert pas à grand-chose. Ce n’est pas le cas de Thierry Henry qui a lutté tout au long du match contre l’Irlande. Redescendant fréquemment, surtout après la pause, afin d’aller chercher les ballons qui ne venaient pas.
Alors faut-il le faire rejouer comme ailier gauche quitte à se priver de ses qualités d’attaquant pur ? Il n’aime pas ça et Raymond Domenech le sait pertinemment bien. On sait qu’il s’entend parfaitement avec David Trezeguet. Ce duo bien souvent vu chez les Bleus a été poussif pendant le dernier championnat d’Europe.
Il ne s’agit donc pas des hommes mais bien du système et de la manière d’exploiter leurs qualités. La présence d’un bon passeur relayeur qui évoluerait en 9 1⁄2 pourrait le décharger de certaines tâches.
La tête, ce n’est pas son fort. Péguy Luyindula pourrait être celui-là s’il retrouve son meilleur niveau. Wiltord, Govou, Pires, Rothen ne correspondent pas à ce profil et sont très souvent utilisés sur les côtés. Mais Henry n’ayant pas un jeu de tête ultra-performant, ce n’est pas l’idéal.
Du coup, on pourrait penser à Nicolas Anelka ! Contrairement à un Cissé, son jeu a beaucoup évolué. Il est bien meilleur aujourd’hui, son bagage technique est plus étoffé et il sait aujourd’hui décrocher, remiser et ainsi faire briller ses partenaires. Seul souci : il n’est jamais apparu sur les listes du nouveau sélectionneur qui a pourtant appelé une bonne dizaine d’attaquants…
Alors, si le système des Bleus ne convient pas au jeu de Thierry Henry, faut-il essayer sans lui ? C’est envisageable. Ce serait un crève-cœur et bien dommage de ne pas utiliser une telle ressource. Domenech peut-il essayer autre chose et le laisser sur le banc ? Ça paraît franchement peu probable...
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