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Et si ?

20 février 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

C?est vrai que l?histoire de notre télévision a commencé avec celle de la MBC télé. Mais fallait-il vraiment s?attarder sur les bienfaits et les méfaits de la télévision alors que le thème du débat était : MBC télé, 40 ans, Si elle n?existait pas ? On est sceptique. Quoi qu?il en soit, le magazine Téléobjectif, (mercredi 16 février à 20h20 sur la MBC1), présenté par Ravin Bacchoo, aurait pu être meilleur, si d?emblée, il avait établi l?angle du débat. Les universitaires présents sur le plateau, des experts en communication, ont manqué de finesse. Leurs propos relevaient davantage du discours étudié et manquaient cruellement de spontanéité. Nous attendions un débat axé essentiellement sur les rôles de la télévision mauricienne de service public. A la place, nous avons eu droit à un tour d?horizon complet sur les aléas de la publicité, la puissance de l?image ou encore la tyrannie de l?audience. Décevant.

Merci toutefois à Christina Chan-Meetoo d?avoir ramené le débat sur le rôle de la MBC télé en tant que miroir de la société mauricienne et encore merci à elle, de s?être attardée sur le déficit de créativité dans les productions locales et les séries télévisées « made in Mauritius». Quant à savoir si la MBC télé avait atteint son objectif de servir les Mauriciens, les universitaires se sont montrés peu loquaces. Les quatre intervenantes enregistrées sur vidéo ont été plus malignes. « La MBC télé a permis aux Mauriciens d?avoir accès aux autres, » a déclaré une d?elles. « On met trop d?accent sur les différences de cultures, » a dit l?autre. « La télé est trop dépendante de la politique,» a renchéri une autre.

Sans qu?elles ne soient expertes, ces intervenantes ont compris. Sans abuser des anglicismes, elles ont mis le doigt sur ce qui fait une télévision nationale et ont compris ses lacunes. Si elles avaient été sur le plateau, elles auraient peut-être apporté un éclairage moins technique au débat. Nous, on était là, devant notre poste, essayant de nous persuader que le débat n?avait pas été stérile. Décréter qu?une libéralisation et une démocratisation des chaînes de la MBC télé peuvent être le coup de fouet qui manque à la station de la rue Pasteur, nous a fait sourire, mais envisager que la télévision locale puisse survivre sans redevances, nous paraît inconcevable. Au bout d?un peu plus de 52 minutes de débat, nous n?avons rien appris de plus concernant la MBC télé. Et ce n?était pas la faute à la MBC télé.

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