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Esquel ouvre une nouvelle unité à Grand-Bois

28 février 2005, 20:00

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Esquel n?entend pas emboîter le pas aux autres groupes de textile hongkongais qui quittent le ciel mauricien. Le fabricant de chemises a ouvert hier une nouvelle unité de production à Grand-Bois dans les anciens dortoirs de Novel Garments Ltd, faisant ainsi passer le nombre d?unités de Textiles Industries Ltd à deux. Le groupe, qui a fermé son unité de pull-overs de Curepipe en novembre 2003, emploie quelque 3 200 salariés à Chebel et 100 à Grand-Bois.

Le groupe Esquel a choisi de se repositionner sur le marché américain plutôt que de délocaliser ses activités, comme l?ont fait d?autres groupes hongkongais, à savoir Summit Textiles, Novel Garments et Sinotex Ltd.

Hemraj Ramnial, directeur général adjoint de Textiles Industries de Chebel explique cette décision : ?Nous avons la possibilité d?importer nos matières premières de Chine pour fabriquer un produit de qualité sous l?item Short Supply Fabrics (SSF).? L?avantage du SSF étant que le produit fini bénéficie d?un accès préférentiel sur le marché américain. Et le groupe Esquel a bien l?intention de tirer un maximum de bénéfices du SSF.

L?ouverture de la nouvelle unité dans un bâtiment de 12 500 pieds carrés entre ainsi dans la stratégie d?expansion du groupe. Le choix du Sud n?est pas non plus insignifiant : en effet, les nombreuses fermetures d?usines dans cette région ont privé des centaines de machinistes qualifiés d?un emploi. Le groupe dit vouloir assumer pleinement sa responsabilité sociale en recrutant parmi les licenciés en particulier. Plusieurs ouvriers, jeunes et moins jeunes se sont montrés très intéressés et ont suivi des cours intensifs à Textiles Industries de Chebel en vue de prendre ensuite de l?emploi à Grand-Bois.

Le ministre du Travail et des relations industrielles, Showkutally Soodhun, qui a visité la nouvelle usine hier s?est dit heureux de constater que les ouvrières ont suivi une formation dans le but d?être polyvalentes. ?Si les Mauriciens continuent à manifester un intérêt pour la zone franche, je vois mal comment ce secteur peut mourir.?

De leur côté, les ouvrières qui ont rejoint l?équipe de Textiles Industries ne cachent pas leur enthousiasme. ?J?avais commencé à désespérer lorsque Leisure Garment a fermé ses portes. Là, je reprends goût à la vie?, déclare une machiniste.

La direction, elle, explique aux nouvelles recrues que la recette est simple si l?on veut que l?entreprise prospère : non à l?absentéisme; oui au travail assidu. Tel est le message du General manager de Textiles Industries Ltd, Graham Parley, aux employés qu?il a réunis autour d?une table, hier, en présence du ministre. ?Esquel est à Maurice depuis plus d?une vingtaine d?années. Nous n?avons pas l?intention de quitter le pays. Tous ce que nous vous demandons, c?est de donner le meilleur de vous-mêmes pour rester compétitifs.? Un leitmotiv que reprendra le ministre du Travail et des relations industrielles.

Si tout se passe bien, Textiles Industries compte recruter trois cents nouveaux employés. A Grand-Bois, sa capacité de production quotidienne est de 100 à 120 douzaines de pièces de la marque Nautica par jour. Ces chemises seront exportées principalement en Amérique.

Le ministre du Travail a pour sa part tenu à annoncer pour bientôt la reprise de l?activité manufacturière dans la région du Sud. Il cite en exemple l?arrivée prochaine de Firemount Textiles à Saint-Félix, la reprise de Noblesse et Leisure Garments par la Compagnie mauricienne de textile, tout en invitant les producteurs à ouvrir leur propres centres de formation à l?intention de ceux qui ont perdu leur emploi. Une manière aussi de les aider à la reconversion ? du tricot à la chemiserie, par exemple.

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