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Espoir de survie pour le dernier palmier

3 août 2007, 00:00

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Le jardin botanique de Curepipe héberge un habitant rarissime : un palmier unique, le dernier Hyophorbe Amaricaulis répertorié au monde. Depuis 1998, le ministère de l?Agro-industrie travaille sur la reproduction de ce spécimen qui autrement, va vers l?extinction. ?Nous sommes arrivés à l?étape finale, c?est-à-dire la reproduction du fruit?, confie Ajitsingh Hardowar, acting senior technical assistant à ce ministère. L?annonce en a été faite hier, lors d?une conférence de presse.

Le ministère de l?Agro-industrie a souhaité rendre public le résultat de ses travaux pour une raison spécifique : ?Il y a plusieurs institutions internationales qui publient nos photos, surtout sur le Web, et qui s?approprient un travail que nous avons fait pendant ces dernières années. Par exemple, sur le site de Singapour Botanical Gardens, on voit des photos que nous avons prises et que nous avions protégées?, affirme Ajitsingh Hardowar. Interrogé sur les actions entreprises par le ministère à ce propos, Ajitsingh Hardowar souligne qu?un rapport sera préparé et que le ministère produira un document officiel à ce sujet.

Un coup de main à la nature

La reproduction naturelle du Hyophorbe Amaricaulis est particulièrement difficile. ?Les fleurs femelles ne s?ouvrent que 10 à 15 jours après que les fleurs mâles soient déjà tombées?, fait ressortir Ajitsingh Hardowar. La pollinisation, nécessaire à la création de fruits, ne se fait donc pas naturellement. Depuis dix ans, le ministère tente de donner un coup de main à la nature. Les conditions climatiques, notamment les cyclones, ont, à plusieurs reprises, réduit les efforts entrepris.

Une fois produits, les fruits prennent, eux aussi, du temps pour arriver à maturité. ?Cela nous a pris deux ans pour obtenir un fruit à maturité. Maintenant, nous avons des fruits âgés de 26 mois?, résume Ajitsingh Hardowar. Trois fruits ont été semés depuis le 22 juin. Il faudra maintenant attendre entre 6 et 8 mois pour savoir si l?opération est un succès.

Ce spécimen de l?Hyophorbe Amaricaulis, âgé de plus de 40 ans, est protégé par une structure métallique. Il n?en est cependant pas pour autant à l?abri. ?Nous avons déjà eu des problèmes de vandalisme et avons dû porter plainte à la police?, regrette Ajitsingh Hardowar. Le ministère de l?Agro-industrie s?inquiète aussi maintenant d?éventuels voleurs, qui voudraient s?approprier les fruits du Hyophorbe Amaricaulis.

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