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Erreur médicale : un couple obtient Rs 3,2 m
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Erreur médicale : un couple obtient Rs 3,2 m
Lilawtee Reekoye était heureuse d?être mère. Mais lors de l?accouchement, sa fille a été victime d?une sévère asphyxie ; l?enfant est maintenant retardée. Lilawtee et son mari Jeevan ont accusé le ministère de la Santé d?erreur médicale. Ils réclamaient à l?Etat et à la Santé conjointement et solidairement des dommages de Rs 25 millions mais la juge Ah Foon Chui Yew Cheong leur a accordé des dommages de Rs 3,2 millions. La juge blâme les sages-femmes et considère qu?elles n?ont pas agi selon les normes médicales acceptables.
Lilawtee est admise le 17 juin 1999 vers 11 h 35 à l?unité prénatale de l?hôpital Victoria pour son accouchement. Elle souffre de douleurs abdominales mais, après examen, il est établi que son état de santé est satisfaisant.
Vers 13 h 15, elle est examinée par le Dr Makoonlall, le gynécologue de service. Le bébé est dans une position normale et favorable à l?accouchement. La patiente est alors transférée à la salle prénatale. Vers 17 h 15, Lilawtee est examinée par une sage-femme. La dilatation du col de l?utérus est alors de trois à quatre centimètres.
Quinze minutes plus tard, la plaignante a une rupture de la membrane. Le médecin de service conseille alors à la sage-femme de transférer la patiente à la salle d?accouchement.
A 19 h 15, Lilawtee accouche d?une petite fille. A la naissance, le bébé n?a pas de mouvement respiratoire et elle est immédiatement réanimée.
Lors de sa déposition en cour, Lilawtee affirme avoir été négligée par le personnel de l?hôpital et que son accouchement n?a pas été surveillé de près. Elle dit avoir souffert atrocement pendant la phase finale de l?accouchement.
La patiente soutient qu?elle n?avait pas de contractions à quelques minutes de l?accouchement. Une infirmière est alors intervenue pour appuyer sur son ventre et entraîner l?accouchement.
La juge note pour sa part qu?il n?y a eu aucune entrée dans le registre ayant trait au battement du c?ur du bébé de 18 h 45 au moment de l?accouchement. Une infirmière a expliqué en cour qu?aucune entrée n?est faite au dernier stage de l?accouchement parce que les sages-femmes impliquées dans cet exercice sont occupées et ont les mains gantées.
L?explication ne convainc pas la juge. Elle est d?avis que le problème aurait pu être évité si l?accouchement avait été assisté.
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