Publicité

Entreprises : Tim Taylor met en garde contre les frayeurs inutiles

31 juillet 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La peur du gendarme risque de paralyser le développement. C?est en substance ce qu?a laissé entendre, hier matin, Tim Taylor, Chief Executive Officer (CEO) de Rogers et président du comité sur le gouvernement d?entreprise. ?La nécessité de se conformer aux lois, d?une part, et la performance, d?autre part, sont très importantes pour une compagnie. Mais si l?on est conforme, mais pas performant, c?est la faillite.? Seul un équilibre entre ces deux notions permettra à une compagnie de fonctionner pleinement. ?Il vaut mieux avoir moins de lois qui soient respectées au lieu d?une myriade que personne ne respecte ??

Tim Taylor s?adressait à la seconde édition d?Infobreak. Ce rendez-vous mensuel des membres du Chapitre mauricien de l?International Public Relations Association (IPRA) avait pour thème : Building a strong private and public sector organisation in Mauritius: the corporate governance challenge.

Pour Tim Taylor, le rôle du conseil d?administration est crucial dans la vie d?une entreprise, étant le gardien de la bonne gestion. Et pour cause ! Les actionnaires ne sont plus aussi passifs qu?auparavant. Ils veulent être bien informés sur la performance et la bonne gestion de l?entreprise. En cas d?imprévu, le conseil d?administration doit alors pouvoir agir rapidement pour limiter les dégâts, s?il y en a.

Indépendance d?esprit

Ainsi, pour assurer la transparence et la bonne marche d?une compagnie, le poste de CEO et celui de président du conseil ne peuvent être cumulés par la même personne. C?est pour ces mêmes principes que la performance du président du conseil d?administration doit être évaluée régulièrement à travers des élections.

Une certaine indépendance d?esprit doit être assurée par les membres de ces conseils. ?Naguère, il y avait des vieux tontons qui y siégeaient pour le prestige. Cela avait plus à voir avec eating lunch. La principale qualification était d?être bien socialement?, ajoute Tim Taylor avec humour. ?Il faut des gens dont le seul intérêt est le bon fonctionnement de la compagnie.?

Abordant la bonne gouvernance dans les compagnies parapubliques, Tim Taylor estime qu?il faudra d?abord une volonté politique. ?Le rôle du ministre, qui agit souvent comme shadow director, doit être repensé.? Pour cela, l?augmentation du nombre de directeurs indépendants dans ces entreprises est un bon signe.

Le responsable du Chapitre local de l?IPRA, Jean-Marie Richard, constate que le concept de bonne gouvernance est ?de plus en plus présent dans les discours des décideurs des différents secteurs d?activité?.

Une ébauche du Code of Corporate Governance a par ailleurs été lancée le 26 mai dernier. Elle contient des directives pour une bonne gouvernance d?entreprise.

L?IPRA, une organisation mondiale de professionnels des relations publiques, est présente dans 90 pays.

Publicité