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?Entraîneur ? Pas pour l?instant?
<B>Pouvez-vous revenir sur la saison 2004 et votre souhait de mettre un terme à votre carrière avant l?échéance olympique d?Athènes ? </B>
La saison dernière ne s?est pas passée comme je le souhaitais. Je savais, dès le début de l?année, que c?était un pari difficile.
La dernière année lors de laquelle j?avais pu vivre pleinement les choses, c?était en 2002, avec le titre européen, mais je savais que la suite était très aléatoire. J?ai tourné la page, parce que j?avais décidé, quoi qu?il arrive, Jeux ou pas Jeux, titre ou pas titre, d?arrêter. Il était temps pour moi.
<B>Etait-ce une décision difficile à prendre ? </B>
C?est une décision qui a été difficile de prendre car je l?ai faite dans des conditions difficiles de renoncement aux Jeux.
Mais, très vite, j?ai embrayé sur autre chose. Parallèlement, j?ai terminé mon diplôme et je me suis dit que j?allais pouvoir explorer les différentes voies possibles qui s?offraient à moi.
Tous les jours j?en découvre. C?est, à la fois, agréable et un peu difficile. Ma seule inquiétude est de réussir à faire le bon choix par rapport à ce que j?ai envie de faire, et de ne pas faire forcément ce que les gens attendent de moi. Il est important de ne pas me tromper. J?ai vécu 15 ans dans la passion et je n?ai pas envie, après, dans mon métier de traîner la patte pour aller travailler le matin.
<B>Pourquoi ne pas avoir voulu tenter de poursuivre une saison supplémentaire pour aller jusqu?aux Mondiaux d?Helsinki ? </B>
Tout dépend de ce que l?on a vécu, de ce que l?on ressent. J?avais planifié : 2000 et 2001 ont été deux saisons difficiles, si 2002 ne se passait pas bien, j?arrêtais. Or, 2002 a été une excellente saison avec un titre européen et une deuxième place en finale du Grand Prix.
Cela m?a relancé pour deux échéances importantes, dont l?une à Paris. Je me suis dit : « maintenant, tu en es là, tu es capable de courir 47.50 à 33 ans donc, tu seras capable de courir 47.80, au pire, en 2004. Tout cela vaut le coup et peut te permettre d?envisager un podium aux Jeux Olympiques. » Je suis reparti mais, malheureusement, cela ne s?est pas passé comme je le voulais. Mais je ne regrette rien. C?est un parcours, cela fait partie de ma vie. C?est formateur de se confronter à cette difficulté, à cette réalité.
<B>Vous vous êtes engagé auprès de la Fédération. En quoi consiste votre rôle ? </B>
Je suis élu au comité directeur après avoir refusé la direction des équipes de France et de l?élite. J?ai refusé, parce que c?était trop tôt compte tenu des relations que je peux entretenir avec les autres athlètes, et que cela ne concordait pas avec mon projet de vie actuel. Par contre, j?avais envie de m?investir dans la Fédération. J?ai des missions qui sont à définir.
<B>B>Les relations que vous entretenez avec les autres athlètes ne peuvent-elles pas, a contrario, être un plus ? </B>
C?est un plus dans certains cas, un moins dans d?autres. C?est toujours délicat de passer d?un mode de relation à un autre. Ce n?est pas un problème qui m?effrayait, mais je pense qu?il est nécessaire de prendre du recul, de bien connaître la Fédération de l?intérieur, d?être un peu dans les coulisses pour regarder.
Tout cela me permettra de mieux me positionner. Et puis j?ai le temps, je ne veux pas me précipiter. J?ai beaucoup à apprendre en observant et j?ai d?autres projets qui ne sont pas, pour le moment, compatibles avec cette fonction.
<B>N?avez-vous jamais pensé devenir entraîneur ? </B>
Il y a des athlètes qui me sollicitent dans ce sens-là parce que nous nous entraînions ensemble et qu?ils me verraient bien dans ce rôle-là.
Maintenant, mes inspirations, à titre professionnel, ne vont, pour l?instant, pas dans ce sens-là. Je ne dis pas que, si je m?installe et que je m?établi, je n?entraînerais pas dans un club mais, que ce soit mon métier, pour le moment, ce n?est pas au programme.
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