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Enchaînée et violée par son compagnon
Enchaînée à un lit pendant quinze jours et contrainte à assouvir les désirs sexuels de son ravisseur. C?est là le scénario peu commun qu?a relaté, lundi, une femme de 42 ans à la police. Cette habitante de Saint-Pierre affirme, dans sa déposition, qu?elle a été séquestrée par un nommé Vijay Kumar Neerputh. Elle aurait vécu avec lui pendant six mois et serait ensuite repartie chez ses parents. Cela ne convenait apparemment pas à l?homme.
La présumée victime affirme que Vijay Kumar Neerputh, âgé de 42 ans également, l?a violée et sodomisée pendant sa captivité, dans une maison à Roches-Noires, Rivière-du-Rempart. Le Dr Salim Saib, police medical officer, qui l?a examinée durant la journée de jeudi, a confirmé qu?elle a été sodomisée et qu?elle a eu des rapports sexuels très récents. Le suspect, contre qui pèse une accusation provisoire de viol et de sodomie, est en détention depuis mercredi.
Ces deux personnes avaient décidé de vivre ensemble il y a quelque temps. Cela n?a toutefois duré que six mois. La femme devait, en effet, constater qu?ils ne pouvaient pas cohabiter. Son compagnon lui avait d?abord menti, en lui disant qu?il était célibataire, alors qu?il était marié et père de quatre enfants (ils ont été placés dans un abri du ministère de la Femme et du Bien-être de l?enfant). L?homme aurait aussi commencé à la tabasser. La femme se serait ainsi retrouvée à l?hôpital avec une fracture d?une côte. Une plainte a été déposée à la police à cet effet.
«Une grosse chaîne entre les mains»</B>
Après cet échec, la femme a regagné le toit familial. Mais selon sa s?ur, à la mi-juillet, le suspect est venu la harceler pour qu?elle retourne vivre avec lui. «Mo ser ti pe kontinye refize.» Mais il aurait fini par trouver une astuce : il aurait prétendu à la présumée victime qu?il connaissait des avocats qui pourraient l?aider afin que son fils bénéficie d?une pension de la sécurité sociale. La femme est, en effet, veuve depuis un an. Elle était mariée à un étranger et a un fils de neuf ans.
La jeune femme se serait donc laissé convaincre et aurait accompagné le suspect pour soi-disant aller faire des démarches. Mais elle ne devait pas retourner chez ses parents. Croyant que tout s?était arrangé entre eux, ces derniers ne s?en sont pas inquiétés outre mesure. Cela en dépit du fait que leurs multiples tentatives de l?avoir, elle, ou son compagnon, au téléphone, restaient vaines.
La s?ur de la plaignante est révoltée. «Il fallait voir dans quel état elle a regagné notre domicile en début de soirée de samedi, elle était souillée et tenait une grosse chaîne entre les mains alors que ses deux pieds étaient aussi enchaînés et cadenassés.» Sur le seuil de la maison, la jeune femme devait fondre en larmes et expliquer en détail le supplice qu?elle aurait enduré pendant ces quinze jours.
Quand le suspect allait travailler, raconte-t-elle, elle était enfermée dans la maison et attachée à une chaîne cadenassée à un lit. Etant dans tous ses états, la présumée victime a été conduite à l?hôpital psychiatrique de Brown Séquard, à Beau-Bassin. Elle y suivait un traitement depuis deux ans.
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