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Encadrer la valeur

11 octobre 2006, 00:00

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<B>Par Akilesh ROOPUN</B>

Le gouvernement qui fonde de grands espoirs sur les petites et moyennes entreprises (PME) pour générer de la richesse et des emplois, a de bonnes raisons de se réjouir d’un engouement très notable pour le goût des affaires des Mauriciens à la suite de la libéralisation des règles sur le business.

Beaucoup de personnes sont venues de l’avant pour enregistrer des restaurants, des “tabagies”, des unités de fabrication de produits artisanaux et des petites usines de confection de vêtements, entre autres. Il est très réconfortant de voir qu’il y a un grand nombre de gens qui ont le sens des affaires et qui sont prêts à prendre des risques pour créer de nouvelles activités et générer des emplois pour d’autres personnes.

Toutefois, il est temps de penser plus grand et ne plus limiter le champ d’action aux PME du type traditionnel. C’est dans cette optique qu’il faut saluer l’entrée en scène de The Indus Entrepreneurs (TiE) dans le paysage du business à Maurice.

L’antenne mauricienne de TiE vise essentiellement à accompagner les sociétés qui offrent des services et des produits à haut contenu de technologie et de savoir-faire.

L’économie mauricienne passe par une période de transition. La transformation économique vise à développer un modèle de croissance basé sur les services, dont des prestations à haute valeur ajoutée.

La politique gouvernementale des PME doit s’aligner sur cette stratégie économique. Il faut encourager les informaticiens, les comptables et légistes, les ingénieurs, les financiers et les médecins, entre autres, à réfléchir en termes d’entreprise. Des initiatives telles que TiE peuvent aider à encadrer ces professionnels dans leur passage vers l’étape d’hommes et de femmes d’affaires.

Si les PME doivent devenir les futurs moteurs de la croissance en termes de création de la richesse et de pourvoyeurs de jobs, il faut les canaliser dans des créneaux rémunérateurs et high-tech.

Les micros et petites entreprises de type conventionnel peuvent toujours compter sur des agences telle la Small enterprises and handicraft development authority. Paradoxalement, celles qui sont plus à même d’apporter une plus grande contribution qualitative à la croissance sont laissées à elles seules.

TiE est un premier temps dans la bonne direction. Il devrait surtout interpeller l’Etat à mettre en place des structures dédiées à l’accompagnement des PME à plus haute valeur ajoutée.

Maurice devra également s’ouvrir à des PME étrangères, surtout celles qui peuvent faciliter un transfert de technologie et de savoir-faire. Singapour a réussi une audacieuse expérience d’ouverture en faveur des entrepreneurs indiens et chinois. Cette stratégie a valu à l’économie singapourienne une explosion de nouvelles activités à base de technologie informatique tel le développement des logiciels et des produits multimédias, mais aussi dans les médias et l’ “entertainment business”.

Le pays qui dispose désormais d’une plate-forme d’investissement ouverte, légère et orientée vers l’étranger a droit à de telles ambitions.

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