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En scène pour une comédie musicale

29 février 2008, 00:00

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L?école de sculpture de Bambous ne travaille pas que le bois. Le élèves sont des artistes qui ont plusieurs cordes à leur arc. Le groupe compte de bons chanteurs et comédiens. Le public pourra en juger en avril quand l?école présentera une comédie musicale.

L?histoire de ce spectacle est celle d?un enseignant pas comme les autres. Il est très appliqué dans son travail et se met au même niveau que ses élèves pour que son message soit réceptif. D?entrée, le spectacle rend aussi hommage aux journalistes qui cherchent la vérité tout en passant peu de temps avec leur famille. Le coup d?envoi est donné quand le journaliste retrouve ce professeur dont l?école d?art est connue à travers le monde.

Lewis Dick, responsable de l?école de sculpture de Bambous qui est le metteur en scène, raconte quelque part son histoire et celle de son école à travers cette comédie musicale. «Il y a beaucoup de jeunes qui réussissent académiquement jusqu?à un certain niveau. Ensuite c?est l?échec, sans aucune progression», dit-il. C?est ainsi que la pièce prouve que ceux qui sont censés être voués à l?échec, ont un avenir hors de l?éducation traditionnelle.

La comédie musicale évoque plusieurs problèmes sociaux : la misère, le vol et la violence. Même les cambrioleurs ont «un bon côté» dont ils ne se doutaient pas eux-mêmes. Il s?agira de le leur faire découvrir.

Chansons en créole

La préparation de ce spectacle ne date pas d?hier. A ce jour, les artistes en sont à 300 heures de répétition. Rien n?est laissé au hasard. Les élèves ainsi que Lewis Dick ont composé 29 chansons en créole pour l?événement. C?est sont des slowga. Un mélange de slow et de séga que les jeunes ont créé. Lors de la répétition, ils ont prouvé qu?ils ont vraiment du talent. «Il y a beaucoup d?étrangers qui ont du mal à danser le séga, alors nous avons pensé à un style de musique qui permettra aux étrangers de danser comme il faut».

Plusieurs personnes ont travaillé sur les différentes chansons. D?abord Lewis Dick, lui-même. Il y a aussi son fils Jacques-Henri et d?autres élèves de l?école, notamment Blek Lindor, Harry Bouf et Mike Petite. Henri Bazile, ex-membre du groupe Winblows a agi comme conseiller. Lewis Dick songe aussi à la production d?un CD, mais il lui faudra trouver les fonds nécessaires. L?argent recueilli servira à financer le voyage d?un groupe de jeunes qui iront en Alaska.

Pour ce qui est du spectacle, le metteur en scène explique qu?une large part est faite à la chorégraphie et à la gestuelle. Il a aussi misé sur des instruments acoustiques pour donner une autre dimension au spectacle. «L?instrument électronique est quelque peu dépassé. Les gens préfèrent plus la musique acoustique.»

La soirée de gala aura lieu au théâtre de Port-Louis. La municipalité le mettra à la disposition des artistes pour les répétitions pendant une semaine et pour la grande soirée. Pour la première Il y aura environ 345 personnes. La priorité sera accordée aux personnes proches de cette école de sculpture. Mais Le metteur en scène espère pouvoir donner dix représentations. Une centaine de figurants seront sur la scène. Lewis Dick lui-même a participé à plusieurs spectacles. Il a même joué le rôle du Mahatma Gandhi lors d?une pièce montée par le groupe Mahatma Gandhi de Trèfles. Il a aussi joué le rôle d?un esclave dans un documentaire. «Si mo la lang pa kapav exprim mo sentima, mo lekor kapav fer li. En fait, tous les artistes sont de véritables acteurs».

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